Les implants endovasculaires ne conviennent pas à tous les patients atteints d'un anévrisme de l'aorte abdominale
le 19 décembre 2002
OTTAWA - L'utilisation d'implants endovasculaires (IEV) dans la réparation élective des anévrismes de l'aorte abdominale (AAA) ne convient pas à tous les patients, selon les conclusions d'un rapport technologique que l'Office canadien de coordination de l'évaluation des technologies de la santé rend public aujourd'hui.
Ce rapport résume les données probantes relatives à la comparaison des implants endovasculaires avec la réparation sanglante standard de l'AAA. Les données probantes indiquent que le taux d'intervention secondaire suite à une première réparation inefficace, de même que les risques de croissance continue et de rupture éventuelle de l'anévrisme pourraient éclipser les avantages des implants endovasculaires (intervention moins effractive et rétablissement plus rapide).
L'OCCETS a aussi interrogé des chirurgiens vasculaires au Canada pour définir l'utilisation actuelle des IEV au pays. Le taux de réponse s'est établi à 81 % (104 des 129 répondants admissibles). En mars 2001, moins de la moitié d'entre eux (40 %) avaient utilisé un IEV dans une réparation élective de l'AAA. Au nombre des chirurgiens qui n'utilisent pas cette modalité, 25 % ont affirmé qu'ils n'étaient pas persuadés qu'elle offrait un avantage par rapport à la réparation sanglante. L'enquête semble indiquer qu'au Canada, les IEV sont utilisés surtout auprès des patients qui sont considérés comme des candidats à l'intervention chirurgicale courant un risque moyen à élevé.
Un anévrisme correspond à l'affaiblissement de la paroi d'un vaisseau sanguin, le plus souvent une artère. Il arrive fréquemment que l'anévrisme touche l'aorte abdominale. Au Canada, on compte chaque année autour de 270 décès attribuables aux AAA. Dans la réparation par IEV, on introduit un implant jusqu'au site de l'anévrisme afin de renforcer la région affaiblie. La réparation chirurgicale conventionnelle suppose une intervention chirurgicale majeure, une incision abdominale importante et une période d'hospitalisation et de rétablissement considérable. La réparation par IEV est moins effractive parce que l'implant est introduit par l'artère fémorale de l'aine, au moyen d'un fluoroscope.
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