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Le télétriage tend à réduire le nombre de visites à l’urgence

le 15 décembre 2003

OTTAWA — Une enquête auprès de centres de télétriage canadiens, ou centres d’appels infirmiers, révèle que dans quatre provinces le télétriage tend à réduire le nombre de personnes qui se rendent en salle d’urgence pour un motif non urgent. En outre, le degré de satisfaction des usagers de services de télétriage de tous les programmes canadiens est très élevé. En bref, voilà ce que conclut un récent rapport publié par l’Office canadien de coordination de l’évaluation des technologies de la santé (OCCETS).

L’OCCETS a sondé les programmes de télétriage financés par les gouvernements provinciaux et territoriaux pour collecter des données à ce sujet au pays. L’Office a également effectué une étude méthodique de la documentation internationale afin d’évaluer les répercussions cliniques et économiques du télétriage. Sept provinces offrent un programme de télétriage infirmier 24 heures sur 24, sept jours sur sept, à la grandeur de la province, tandis que les autres provinces et territoires envisagent l’instauration d’un tel service, même si les données probantes sur son efficacité pratique au Canada sont rares. L’évaluation du service dans cinq provinces débouche sur des résultats contradictoires quant à l’impact du télétriage sur les consultations médicales ou l’achalandage aux cliniques sans rendez-vous.

Tandis que l’information sur les programmes canadiens est insuffisante pour se prononcer sur l’impact des services de télétriage sur la sécurité du patient, l’étude méthodique de l’OCCETS englobant 10 études, qui se sont déroulées aux États-Unis ou au Royaume-Uni, conclut que le télétriage en ce qui concerne des problèmes de santé a pour effet de diminuer les visites immédiates chez le médecin sans pour autant accroître l’incidence d’incidents indésirables comme l’hospitalisation, la visite à l’urgence ou le décès subséquents. Les études en question constatent également que le problème énoncé lors de l’appel a pu être géré au téléphone, plutôt que par une consultation en personne, dans environ la moitié des cas. Par contre, ces études sont imprécises s’agissant des répercussions du télétriage sur les visites à l’urgence et les consultations médicales subséquentes.

L’Office n’a recensé aucune étude canadienne publiée se penchant sur l’effet des services de télétriage sur les coûts dans le cadre du système de santé. Trois études, menées au Royaume-Uni ou aux États-Unis, où le système de santé diffère grandement de celui du Canada, indiquent que les services de télétriage après les heures de travail amènent des économies de coûts en abaissant le nombre de visites à l’urgence et de consultations médicales.

Le rapport intégral, Le télétriage : étude méthodique et enquête auprès des centres d’appels canadiens, est disponible en ligne à www.ccohta.ca

L’OCCETS est un organisme indépendant sans but lucratif qui fournit de l’information fiable et objective au sujet des technologies de la santé. L’OCCETS offre un programme d’évaluation des technologies de la santé, de même qu’un processus commun d’évaluation des nouveaux médicaments. L’OCCETS est financé par les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux canadiens.

Pour de plus amples renseignements, veuillez communiquer avec :
Kirk Fergusson: directeur, Communications

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