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L’étude brosse un tableau précis du surpeuplement des urgences

le 09 mai 2006

Une importante étude canadienne, publiée aujourd’hui, souligne que le surpeuplement de l’urgence est un problème grave et fréquent partout au pays, et met en lumière des solutions potentielles. « Le surpeuplement des urgences au Canada : qu’en est-il exactement et qu’y a-t-il à faire? » est la première étude pancanadienne exhaustive sur le sujet.

Commandée par l’Agence canadienne des médicaments et des technologies de la santé (ACMTS), l’étude comporte un examen des données probantes scientifiques sur le surpeuplement de l’urgence et des enquêtes auprès de directeurs de services d’urgence. Destinée aux décideurs et aux administrateurs d’hôpitaux et de services d’urgence, ainsi qu’aux chercheurs en santé canadiens, l’étude vise à cerner la nature de la problématique du surpeuplement des urgences et à relever des moyens de contrer le phénomène.

« L’étude démontre que le surpeuplement de l’urgence est un problème complexe, à l’échelle du système, pour lequel il n’y a pas de solutions simples », précise le Dr Brian Rowe, auteur principal, professeur et directeur de la recherche au Département de médecine d’urgence de l’Université de l’Alberta. Dans une proportion de 62 %, les directeurs de service d’urgence interrogés estiment que le surpeuplement a été un problème majeur ou grave en 2004-2005.

L’étude des données probantes scientifiques et les enquêtes font l’objet de quatre rapports dont les thèmes sont les indicateurs en vue de documenter le surpeuplement, les bases de données et les systèmes d’information pour surveiller le problème, la fréquence, les déterminants et les répercussions du surpeuplement, et les interventions destinées à réduire le surpeuplement.

L’étude des données probantes scientifiques révèle que :

  • les systèmes de voie express peuvent réduire le surpeuplement, mais leur mise en place nécessite des ressources et le réaménagement de locaux;
  • les stratégies de déroutement d’ambulances, l’unité de court séjour, des modifications à la dotation en personnel et des interventions systémiques visant à réduire le surpeuplement devraient être encouragées et surveillées, selon des données probantes limitées;
  • l’efficacité du triage dans la réduction du surpeuplement est incertaine;
  • rien ne démontre l’efficacité pratique de certaines interventions répandues au Canada.

Les résultats de l’enquête canadienne auprès de directeurs de service d’urgence mettent en évidence la situation actuelle quant au surpeuplement des urgences.

  • La définition du problème – La plupart des répondants, soit 85 %, définissent le surpeuplement comme étant la situation où la demande de services d’urgence excède la capacité de dispenser des soins dans un délai raisonnable.
  • Les urgences les plus vulnérables – L’enquête révèle que le surpeuplement majeur ou grave est plus susceptible de se produire dans les urgences où il y a plus de 50 000 visites par an, dans les urgences comptant plus de 30 salles de traitement, dans les urgences des municipalités dont la population est d’au moins 150 000 habitants, dans les urgences des établissements de soins universitaires et dans les centres de traumatologie.
  • Les principales causes – La grande majorité des répondants, à savoir 85 %, estiment que l’insuffisance de lits pour admettre des patients constitue l’une des principales causes du surpeuplement.
  • Les répercussions – Dans une proportion de 82 %, les directeurs de service d’urgence constatent que le surpeuplement accroît le niveau de stress ressenti par le personnel infirmier, entrave le recrutement et le maintien en poste du personnel infirmer (68 %), cause de l’insatisfaction parmi le personnel de l’urgence (66 %) et accroît le stress qui accable les médecins (65 %). De plus, 79 % des répondants sont d’avis que le surpeuplement a des conséquences majeures ou graves sur le délai d’attente à l’urgence, tandis que 52 % jugent que le surpeuplement augmente le risque de détérioration de l’état de santé des patients.

Malgré que « Le surpeuplement des urgences au Canada : qu’en est-il exactement et qu’y a-t-il à faire » soit une évaluation exhaustive du problème à l’échelle du pays, le tableau du phénomène demeure imprécis dans une certaine mesure en raison de la disparité dans le choix des indicateurs pour mesurer le problème, dans les méthodes de collecte de données sur les urgences et dans la définition du problème. Beaucoup reste à faire. « Les constatations soulignent la nécessité de constituer un fichier central canadien sur les urgences, une ressource qui serait d’une précieuse utilité pour les décideurs », affirme le Dr Rowe.

« Cette étude approfondie des données probantes sur le surpeuplement des urgences et sur des solutions saura faciliter la tâche des décideurs, des administrateurs et des chercheurs au moment où ils reverront le problème du surpeuplement de l’urgence et se pencheront sur les moyens pour le contrer » conclut Mike Gaucher, vice-président de l’évaluation des technologies de la santé à l’ACMTS.

L’Agence canadienne des médicaments et des technologies de la santé (ACMTS), auparavant l’Office canadien de coordination de l’évaluation des technologies de la santé (OCCETS), est un observateur d’autorité du système de santé canadien. Les décideurs des pouvoirs publics fédéraux, provinciaux et territoriaux s’en remettent à l’Agence pour obtenir de l’information factuelle, fiable et objective sur l’efficacité pratique de médicaments et de technologies de la santé.

Les rapports, en version intégrale, sont disponibles dans le site Web de l’ACMTS

Pour obtenir plus de renseignements ou une entrevue, veuillez communiquer avec :

Heather Chew, Blueprint Public Relations
Tél. : 613 237-7400, poste 21
Cell. : 613 797-8626
Courriel :
heather@blueprintpr.ca

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