Des articles nouveaux sur l’autosurveillance glycémique
le 07 juin 2010
L’Agence canadienne des médicaments et des technologies de la santé (ACMTS) est fière d’annoncer la publication d’articles examinant l’utilisation et l’efficacité de l’autosurveillance glycémique chez les personnes atteintes de diabète de type 2 non traitées à l’insuline, et les dépenses à ce chapitre.
Canadian Journal of Diabetes
Le premier article publié dans le numéro de mars 2010 de Canadian Journal of Diabetes, « Utilization and Expenditure on Blood Glucose Test Strips in Canada », rend compte d’une étude nouvelle qui révèle que les bandelettes de test glycémique sont utilisées à grande échelle et qu’elles entraînent des dépenses considérables – près de la moitié de ces dépenses étant imputables à des personnes diabétiques qui n’ont pas recours à l’insuline – en dépit de l’absence de données probantes concluantes sur les avantages de l’autosurveillance glycémique courante pour ces personnes.
Chris Cameron et ses collègues mettent en relief la possibilité d’améliorer la santé de ce groupe de la population en optant pour des stratégies plus rentables.
Ce même numéro de Canadian Journal of Diabetes renferme un éditorial du rédacteur en chef et les commentaires de deux collaborateurs sollicités pour l’occasion qui portent sur l’autosurveillance glycémique dans le diabète de type 2 non traité par l’insuline :
- The Cost of Diabetes: A Game Changer (éditorial)
- Self-monitoring of Blood Glucose in Individuals with Type 2 Diabetes Not Using Insulin (commentaire)
- Self-monitoring of Blood Glucose in Individuals with Type 2 Diabetes Not Using Insulin: Leaving No Cornerstone Unturned (commentaire).
Open Medicine
L’autre article de l’ACMTS, « Efficacy of self-monitoring of blood glucose in patients with type 2 diabetes mellitus managed without insulin: a systematic review and meta-analysis », paraît dans Open Medicine.
Dans leur analyse documentaire, Brendan McIntosh et ses collègues constatent que l’autosurveillance glycémique produit une baisse cliniquement significative, quoique modeste, du taux d’hémoglobine glyquée sans égard au fait que la personne diabétique sache interpréter les résultats du test. Reste à déterminer par la recherche si l’autosurveillance glycémique diminue le risque de complications diabétiques et d’autres issues d’importance clinique à long terme et à cerner les personnes diabétiques pour qui l’autosurveillance est la plus bénéfique.
Ce numéro contient également un commentaire sur ce sujet :
- To test or not to test? Self-monitoring of blood glucose in patients with type 2 diabetes managed without insulin (commentaire).
Les deux articles reprennent l’essentiel de l’étude approfondie de l’ACMTS de la pratique de l’autosurveillance glycémique dans la population diabétique, qui a suscité beaucoup d’intérêt et de débat au pays.
Ressources de l’ACMTS à l’appui de la pratique optimale d’autosurveillance glycémique
Pour connaître les recommandations de l’ACMTS, les données probantes à leur appui et obtenir des outils conviviaux de mise en application des données probantes sur l’autosurveillance glycémique dans la pratique courante destinés aux consommateurs, aux professionnels de la santé, aux décideurs et aux responsables de politiques, rendez-vous à www.cadth.ca/index.php/fr/compus/blood-glucose.
Des questions ou des observations ? Communiquez avec nous à compusinfo@cadth.ca.