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Un livre de prévention vaut-il une once de traitement?

Il est notoire que les investissements dans les mesures de prévention amélioreront à la longue les résultats pour la santé et réduiront l’utilisation des ressources. Dans sa synthèse sur les données probantes des services préventifs et de traitement, Cohen et coll. suggère que « certaines mesures préventives sont rentables. Cependant, la plupart de celles étudiées dans les documents de l’économie de la santé, ne le sont pas » 1. Cette recherche montre que les généralisations passe-partout sur la valeur de la médecine préventive ne sont pas appuyées par une recherche empirique et que « procéder à une analyse attentive aux coûts et aux avantages des interventions spécifiques… est extrêmement important » 1. D’autant plus que leur recherche indique aussi que la valeur des mesures préventives équivaut à la valeur du traitement. On peut donc penser qu’une once de prévention ne vaut qu’une once de cure.

Dans un examen plus récent sur la valeur de la prévention, Cohen et Neumann suggèrent encore que les interventions rentables, telles que les immunisations des enfants, déjà très répandues, « n’apporteront probablement pas les économies substantielles qu’on peut faire en augmentant le niveau d’investissement dans des mesures cliniques de prévention » 2. Les auteurs déterminent les services qui sont rentables et ceux dont le rapport qualité-prix est bon. Conseiller les femmes à prendre des suppléments de calcium est considéré comme être une mesure potentiellement efficace, tandis que parmi les exemples de mesure préventive non rentables on peut citer les vaccinations de rappel de tétanos et de diphtérie, qui ont lieu chaque 10 ans, ou le dépistage de l’ostéoporose chez les femmes.

1. Cohen JT, et coll. NEJM 2008; 358(7): 661-663.

2. Cohen JT, et coll. Robert Wood Johnson Foundation. Rapport de recherche de synthèse 18.