Technologies émergentes dans la prévention de l’infection
Une nouvelle technologie facilite la surveillance du lavage des mains
Le lavage des mains serait la méthode de réduction de la propagation des infections nosocomiales la plus efficace. Des études démontrent pourtant que les travailleurs de la santé ont peine à adopter cette habitude1.
Un nouveau dispositif de surveillance de l’observance de cette règle permet de détecter si le personnel de l’hôpital se lave les mains avant d’être en contact avec un patient. Le capteur du dispositif vérifie si le travailleur de la santé a effectivement lavé ses mains avant d’entrer dans la chambre du patient. Si tel n’est pas le cas, l’insigne qu’il porte se met à vibrer pour lui rappeler de respecter la consigne.
Le dispositif appelé HyGen collecte des données sur la fréquence, le moment et le lieu du lavage des mains; ces données sont versées dans une base de données centrale. Par l’examen de ces données, l’administration hospitalière est de mesure de déterminer le taux d’observance de la règle d’hygiène.
Référence
1. Erasmus V, et
al. Infect Control Hosp Epidemiology 2010;31(3).
Techniques de prévention de l’infection postopératoire
Une étude récente indique que le nettoyage du champ opératoire à l’aide d’un mélange d’alcool et de chlorhexidine est plus efficace que le nettoyage chirurgical habituel dans la réduction de l’infection postopératoire.
L’étude randomisée multicentrique, qui compte 849 participants devant subir une chirurgie propre-contaminée, compare le mélange d’alcool et de chlorhexidine et la solution de povidone-iode. Elle constate que l’infection au champ opératoire est de 40 % moins fréquente dans le groupe de la chlorhexidine que dans le groupe de la solution de povidone-iode1.
Une autre étude récente se penche sur la diminution des infections nosocomiales à Staphylococcus aureus chez les porteurs de la bactérie (sécrétions nasales). Un groupe de 917 patients ayant subi une intervention chirurgicale pour laquelle le séjour hospitalier est d’au moins quatre jours ont été randomisés dans deux groupes de décontamination nasale : l’un à l’aide de mupirocine et de chlorhexidine, l’autre par le placebo. L’infection due à Staphylococcus aureus est moins fréquente dans une proportion de 60 % dans le groupe de la mupirocine associée à la chlorhexidine que dans le groupe du placebo, et le séjour hospitalier dans le premier groupe est abrégé de deux jours.
Références
1. Darouiche RO, et al. NEJM 2010;362:
18-26.
2. Bode L, et al. NEJM 2010;362:9-17.
Nouvelle génération d’appareils de décontamination de salles
Le système de biodécontamination de salle de nouvelle génération, conçu pour un usage en pièce close, constitue une solution efficace au problème de la présence d’agents pathogènes aéroportés ou de surface, qu’il s’agisse de virus, de bactéries ou de spores.
Mis au point comme solution de rechange au nettoyage chimique de surface habituel, ce système réduit ou élimine la nécessité de recourir au détergent chimique qui laisse des résidus toxiques. Tandis que le nettoyage usuel ne couvre pas toutes les surfaces et que sa qualité repose sur la diligence du personnel d’entretien, le système de biodécontamination de salles fait appel à la vapeur d’ozone qui recouvre toutes les surfaces de la pièce (lit, murs, plafond, etc.) et se répand dans l’air également.
L’emploi du dispositif de biodécontamination de salles d’ancienne génération nécessitait une longue formation. De plus, la pièce ne pouvait être occupée avant des heures, le temps que la vapeur se dissipe. Meditrox prétend que son nouvel appareil détruit 99,9 % des microorganismes à l’origine des infections nosocomiales en une heure et que son utilisation ne nécessite qu’une brève formation.
Référence
1. Meditrox receives positive toxicology opinion
from BIBRA: http://www.steritrox.co.uk/Default.aspx?tabid=142
Dispositif de surveillance par détection d’adénosine triphosphate
Des hôpitaux ont adopté le dispositif de surveillance portatif de 3M pour déterminer la qualité du nettoyage de surface et d’équipement. Le dispositif, Clean-Trace NG Luminometer, détermine le degré de contamination du prélèvement par des tests de détection d’adénosine triphosphate en surface ou dans l’eau. Sa présence indique un risque de contamination et de propagation d’infection.
Le Clean-Trace NG Luminometer produit des résultats en quelques secondes et il est d’utilisation facile. Ce dispositif représente une solution de rechange à la pratique actuelle de l’évaluation visuelle.
Référence
1. 3MClean-Trace NG Luminometer
http://solutions.3m.com/wps/portal/3M/en_US/Microbiology/FoodSafety/product-information/product-catalog/?PC_7_RJH9U523003DC023S7P92O3O87_nid=994DWNJTD0beJ9C52DTHJWgl