Les cathéters veineux centraux
Même de simples modifications de techniques déjà bien établies peuvent
faire ressortir la nécessité de données probantes, fondées sur la recherche.
L’évolution continuelle des dispositifs médicaux peut entraîner des changements importants de politiques en matière de soins, de pratiques et d’interventions, d’où la nécessité de trouver des données probantes à l’appui de ces changements. C’est ce qui s’est passé à l’hôpital Lloydminster, dans la région sanitaire Prairie North, en Saskatchewan, lorsque celui-ci a envisagé l’adoption d’un nouveau type de cathéter veineux central (CVC). Des membres du personnel de l’hôpital travaillaient à un nouveau programme de formation sur les CVC et les interventions connexes, et ils se sont demandé s’il n’existait pas de bouchon à pression positive qui pourrait être utilisé dans les CVC, munis ou non d’une valve. Lorna Hoglander, formatrice clinique à l’hôpital Lloydminster, s’est tournée alors vers le Service d’information sur les technologies en santé (SITS) de l’ACMTS pour obtenir une réponse.
« J’ai trouvé exactement ce que je cherchais lorsque j’ai cliqué sur le lien fourni par le Service », a affirmé Lorna. « Je ne revenais pas de la rapidité avec laquelle on m’avait répondu. »
Les renseignements fournis contenaient non seulement la réponse dont avait besoin le personnel, mais également toute l’information documentaire liée à l’évolution du dispositif utilisé depuis fort longtemps. L’installation d’un CVC exige la pose d’un tube dans de grosses veines; il permet d’administrer des médicaments, de livrer passage à la nutrition parentérale ou de surveiller l’état hémodynamique d’un patient. En 1991, les dispositifs de perfusion ayant évolué, les fabricants ont mis au point des raccords sans aiguille, ce qui constituait un pas important dans la protection du personnel soignant contre les blessures causées par les piqûres ou l’exposition à des pathogènes à diffusion hématogène. Les voies d’accès sans aiguille font maintenant partie intégrante de ces dispositifs, mais cela ne va pas sans poser de problème.
Après l’arrivée de ce type de cathéter sur le marché, on a commencé à se poser des questions sur la sûreté des patients, notamment sur le risque d’infection susceptible de prolonger le séjour à l’hôpital, voire de causer la mort dans certains cas. Dans leurs efforts pour résoudre le problème, les fabricants ont proposé différentes solutions, dont celle du bouchon à pression positive, qui empêche le sang de remonter dans le cathéter lorsqu’on retire une seringue.