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Les analogues de l’insuline à action rapide dans le traitement du diabète sucré : méta-analyse de résultats cliniques et évaluation de la rentabilité

Voir aussi le rapport du SCPUOM de l’ACMTS intitulé: Les analogues de l’insuline à action rapide dans le traitement du diabète sucré : méta‑analyse de résultats cliniques et évaluation de la rentabilité .

Technologie et maladies
Analogues de l’insuline à action rapide (AIAR) dans le traitement du diabète de type 1 et de type 2 ainsi que du diabète gestationnel, y compris l’insuline lispro (ILis), l’insuline aspart (IAsp) et l’insuline glulisine (IGlu).

Problème
Plus de 2,25 millions de personnes au Canada sont atteintes de diabète sucré (D). Le coût du traitement de la maladie et de ses complications dépasse les 9 milliards de dollars, et une bonne prise en charge du diabète néessite souvent la prise de médicaments. Les AIAR, mis au point pour simuler davantage la sécrétion naturelle de l’insuline endogène chez les personnes non diabétiques, coûtent plus cher que l’insuline humaine (IH). Cependant, il subsiste des doutes quant au bien‑fondé de l’emploi des AIAR.

Méthodes et résultats
Nous avons procédé à un examen méthodique et à une méta‑analyse afin d’évaluer les résultats cliniques et les incidences économiques de l’utilisation des AIAR dans le traitement du diabète par rapport à l’utilisation de l’IH et des antidiabétiques oraux (ADO). En tout, 86 essais comparatifs randomisés portant sur des résultats cliniques ont été retenus dans le présent examen : 47 sur le diabète de type 1; 26 sur le diabète de type 2; 10 sur le diabète des types 1 et 2; et 3 sur le diabète gestationnel. Nous avons également procédé à un examen d’études économiques et à une analyse des incidences budgétaires.

Incidences sur les prises de décision

  • Diabète de type 1 – Une diminution sensible du taux d’HbA1c a été observée avec l’ILis ou l’IAsp par rapport à l’IH. Le nombre d’épisodes d’hypoglycémie et d’hypoglycémie grave était comparable, mais la fréquence des crises d’hypoglycémie nocturne était moins élevée avec l’ILis qu’avec l’IH.
  • Diabète de type 2 – Aucune différence n’a été observée quant au taux d’HbA1c en ce qui concerne les AIAR par rapport à l’IH. Les AIAR n’ont pas donné lieu à une diminution importante des épisodes d’hypoglycémie. Une amélioration du taux d’HbA1c a été observée avec l’ILis et l’IAsp par rapport aux ADO.
  • Le paiement des AIAR par l’État entraînerait une augmentation du budget réservé aux médicaments. Par exemple, le paiement des AIAR en Ontario se solderait par une augmentation de coût de 116 $ et de 240 $ par année, par patient ayant changé de médicament. Toutefois, certaines données portent à croire que ces coûts pourraient être compensés par d’autres coûts liés aux soins de santé au cours des 12 premiers mois.
  • Il subsiste des doutes quant à l’utilisation et à l’effet à long terme des médicaments dans le diabète gestationnel. Aucun écart n’a été noté quant à la mortalité et à la qualité de vie chez les diabétiques. On ne connaît pas l’incidence sur les coûts liés aux soins de santé après 12 mois. Aucune différence importante n’a été observée chez les patientes atteintes de diabète gestationnel en ce qui concerne le taux d’hypoglycémie globale, obtenu avec l’ILis par rapport à l’IH, bien qu’il y ait eu une amélioration de la glycémie postprandiale.

Le présent résumé est tiré d'un rapport exhaustif d'évaluation d'une technologie de la santé disponible dans le site Web de l'ACMTS (www.acmts.ca) : Banerjee S, Tran K, Li H, Cimon K, Daneman D, Simpson S, Campbell K. Les analogues de l’insuline à action rapide dans le traitement du diabète sucré : méta‑analyse de résultats cliniques et évaluation de la rentabilité [Rapport technologique no 87]. Ottawa, Agence canadienne des médicaments et des technologies de la santé, 2007.