Médication
Combinée aux modifications
du style de vie (contrôle du poids, changements nutritionnels et exercice
physique), la médication, notamment l’insuline, occupe une place importante
dans la régulation glycémique chez la personne atteinte de diabète :
- L’insuline est une hormone
qui régule la quantité de glucose (sucre) dans le sang.
- L’analogue de l’insuline
est un composé chimique très proche de l’insuline humaine.
- L’analogue de l’insuline
peut être à action rapide (administration au repas ou en bolus) ou à
action prolongée (administration de fond ou basale). L’analogue de
l’insuline intervient dans la prise en charge du diabète de type 1, du
diabète de type 2 ou du diabète gestationnel.
Affection
Le diabète sucré est une
maladie chronique caractérisée par l’insuffisance de la production d’insuline
ou l’incapacité de l’utiliser de manière appropriée. La maladie se présente
sous les formes suivantes :
- Le diabète de type 1
quand l’organisme ne peut produire suffisamment d’insuline.
- Le diabète de type 2
quand l’organisme produit de l’insuline mais est incapable de l’utiliser comme
il se doit.
- Le diabète gestationnel,
habituellement temporaire, qui survient durant la grossesse et qui traduit une
intolérance au glucose.
L’on estime que
2,4 millions de Canadiens souffrent de diabète, dont 90 % de diabète
de type 2 et 10 % de diabète de type 1. Dans ce groupe de la
population, le coût des soins de santé et les coûts découlant des décès
prématurés et de la baisse de productivité s’élèvent à plus de neuf milliards
de dollars par an. Le vieillissement de la population et la hausse de l’obésité
entraîneront dans leur sillage une augmentation du nombre de Canadiens atteints
de diabète de type 2.
Les complications
chroniques du diabète sucré touchent de nombreux organes, et elles sont à
l’origine de la morbidité et de la mortalité associées à la maladie.
Les professionnels de la
santé, les consommateurs et les décideurs doivent disposer en temps opportun d’information
fiable, fondée sur des données probantes, pour favoriser le traitement de la
maladie.
La portée du sujet des
analogues de l’insuline
Les analogues de l’insuline
sont l’un des sujets examinés par le SCPUOM sous le thème prioritaire de la
prise en charge du diabète.
Les sujets d’intérêt
sont :
Deux grands types
d’insulines sont disponibles au Canada— les insulines humaines et les analogues
de l’insuline. Comme les insulines humaines ne reproduisent pas toujours la
sécrétion d’insuline normale, la régulation glycémique n’est parfois pas
optimale. C’est donc dans l'espoir de combler les lacunes de l’insuline humaine
que les analogues de l’insuline ont été mis au point.
Étant donné que les
analogues de l’insuline coûtent plus cher que les insulines humaines classiques
et que l’affectation judicieuse des ressources financières du système de santé
est garante de sa viabilité, le Comité consultatif du SCPUOM (qui représente
les ministères de la Santé
du pays) a recommandé l'examen des données probantes cliniques et économiques
sur les analogues de l’insuline à action rapide et les analogues de l’insuline
à action prolongée dans la prise en charge du diabète. Voici les principales
questions de recherche sur ce sujet :
- Un analogue de l'insuline est-il le choix approprié dans tous les
cas de diabète ?
- L’analogue de l’insuline
améliore-t-il l’état de santé ou la qualité de vie du patient à long terme ?
Dans la mesure du possible,
le SCPUOM tire parti de la recherche et des initiatives du pays ou de l’étranger
dans son examen des sujets choisis. C’est ainsi que l’étude du présent sujet
s’inspire de deux rapports (du programme d’évaluation des technologies de la
santé de l’ACMTS) de 2007 sur des études méthodiques portant sur les
analogues de l’insuline dans la prise en charge du diabète.
Rendez-vous à la section État d’avancement du projet pour savoir où en est le projet de recherche.