Les thérapies optimales de deuxième intention pour traiter le diabète de type 2

Médication

Combinée aux modifications du style de vie (contrôle du poids, changements nutritionnels et exercice physique), la médication, et notamment le metformine, occupe une place importante dans la régulation glycémique chez la personne atteinte de diabète :

  • La metformine est un antidiabétique oral de première intention, fréquemment utilisé, qui contrôle les niveaux glycémiques dans les cas de diabète, si le changement comportemental ne suffit pas.

Dans la plupart des patients qui ne répondent pas à la monothérapie avec metformine, les niveaux glycémiques désirés ne seront atteints que par l’introduction d’insuline ou d’un médicament antidiabétique dans le schéma thérapeutique. Au Canada, on dispose de sept classes d’antidiabétiques de deuxième intention : sulfonylurés, méglitinides, inhibiteurs de l’a-glucosidase, thiazolidinediones, agents d’incretine, agents de perte de poids et insulines (insuline humaine et des analogues de l’insuline).

Importance de la thérapie de deuxième intention

Les pharmacothérapies optimales de deuxième intention dans le diabète inadéquatement contrôlé par la monothérapie avec metformine sont l’un des sujets examinés par le SCPUOM sous le thème prioritaire de la prise en charge du diabète.

Les sujets d’intérêt sont :

Si la monothérapie avec metformine échoue, les recommandations actuelles offrent plusieurs choix de thérapie de deuxième intention. Cependant, souvent ce n’est pas le meilleur médicament qui est recommandé et on prescrit une approche progressive qui rajoute les médicaments des différentes classes. De plus, ces recommandations se servent surtout des données probantes relatives à l’efficacité et à l’innocuité, négligeant souvent le rapport cout-efficacité.

Étant donné le grand nombre des diabétiques au Canada qui augmente sans cesse, utiliser de façon sous-optimale les antidiabétiques de deuxième intention serait néfaste pour la santé et du point de vue du rapport coût-efficacité. Le choix en ce qui concerne les thérapies de deuxième intention pour le diabète inadéquatement contrôlé par le metformine ne saurait être éclairé que par des recommandations claires qui se basent sur des données cliniques probantes et sur des preuves d’efficacité.

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