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Examen de la progestérone micronisée dans le traitement des symptômes de la ménopause

Dernière mise à jour : 29 avril 2014
Numéro de projet : RC0551-000
Gamme de produits : Rapports d’examen rapide
Type de recherche : Médicaments
Type de rapport : Synthèse accompagnée d'une évaluation critique
Type de résultat : Rapports

Rapport en Bref

Contexte
La ménopause est l'arrêt de la capacité de procréation chez la femme. La transition vers la ménopause se déroule généralement sur plusieurs années et se caractérise par la baisse du niveau d'oestrogène, laquelle entraîne des symptômes tels que bouffées de chaleur, troubles de l'humeur, sécheresse vaginale et sensations d'inconfort.

L'oestrogénothérapie est parfois utilisée pour traiter les symptômes. Toutefois, comme l'oestrogène provoque une prolifération des cellules tapissant l'utérus, l'ajout de la progestérone est nécessaire chez les femmes dont l'utérus est intact.

Connus sous le nom de traitement hormonal substitutif ou THS, l'oestrogène et la progestérone se présentent sous de nombreuses formes de préparations et posologies. Des essais à grande échelle ont démontré que le THS entraînait des effets néfastes tels que le cancer et les cardiopathies, en conséquence, le THS est utilisé avec plus de prudence depuis ces dernières années.

Technologie
La progestérone est une hormone naturelle. On a également recours à des formes synthétiques (progestatifs) dans le cadre du THS. Le médicament en présentation orale le plus largement utilisé est l'acétate de médroxyprogestérone (MPA ; Provera).

La progestérone micronisée (Prometrium) est considérée comme « bio-identique » à la progestérone naturelle. Tout comme le MPA, elle est administrée par voie orale, en association avec l'oestrogène.

Sujet
La plupart des études démontrant les effets néfastes du THS ont été réalisées en utilisant le MPA, et certains se demandent si les effets néfastes sont uniquement associés au composant d'oestrogène, ou s'ils sont peut-être partiellement associés au composant du MPA.

La progestérone micronisée est parfois considérée comme une option plus « naturelle » que le MPA. Cependant, la progestérone micronisée est plus coûteuse, et on ignore si elle est plus efficace que le MPA. Un examen de l'efficacité clinique et de l'innocuité aideront à prendre des décisions éclairées quant à l'utilisation de ce médicament.

Méthodes
On a procédé à une recherche documentaire limitée à partir des ressources clés et examiné les titres et résumés des publications repérées. On a ensuite évalué le texte intégral des publications en vue de procéder au choix final des articles selon des critères de sélection déterminés au préalable (population, intervention, comparateur, résultats et plan des études).

Résultats
La recherche documentaire a permis de repérer 269 citations, auxquelles ne s'est ajouté aucun article supplémentaire recensé d'autres sources. Après dépouillement des résumés, 16 articles ont été jugés potentiellement pertinents et 6 ont satisfait aux critères d'inclusion du présent examen — 3 analyses issues d'un essai contrôlé randomisé (ECR) à grande échelle, 2 autres ECR et 1 étude de cohortes.

Messages clés

  • La progestérone micronisée peut être un traitement efficace des symptômes de la ménopause. Cette assertion est basée sur une petite étude durant laquelle seule la progestérone micronisée a été administrée (sans ajout d'oestrogène).
  • Aucune information n'a été identifiée sur la comparaison entre la progestérone micronisée et le MPA.

Question

  1. Quelle est l’efficacité clinique de la progestérone micronisée dans la gestion des symptômes de la ménopause ?
  2. Quelle est l’efficacité clinique de la médroxyprogestérone dans la gestion des symptômes de la ménopause ?
  3. Quelle est l’efficacité clinique de la progestérone micronisée comparativement à la médroxyprogestérone pour la gestion des symptômes de la ménopause ?

Messages clés

D'après l'étude Women's Health Initiative, les estrogènes équins conjugués en association avec la médroxyprogestérone (MPA) n'augmentent pas le risque de développer une fibrillation auriculaire, mais augmentent, en revanche, le risque de cancer du sein envahissant et l'incidence de décès attribuée au cancer du poumon par rapport au placébo. Les femmes qui ont utilisé des préparations d'estrogènes contenant la MPA avaient un risque accru de thromboembolie veineuse dans l'étude Million Women. Une autre étude a démontré que l'addition de la MPA à l'estradiol par voie orale chez les femmes souffrant de bouffées de chaleur augmentait l'apparition d'activité supraventriculaire ectopique, laquelle est associée à un risque accru de fibrillation auriculaire et d'AVC. Une étude a révélé que la progestérone micronisée s'était avérée efficace pour diminuer la fréquence et la sévérité des bouffées de chaleur et sueurs nocturnes chez les femmes ménopausées en bonne santé par rapport au placébo. Il n'y avait aucune étude comparant la progestérone micronisée à la MPA pour la gestion des symptômes de la ménopause.