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Les technologies assurant les consultations à distance pour le diagnostic de l'AVC : examen des données probantes cliniques

Dernière mise à jour : 25 novembre 2013
Numéro de projet : RC0499-000
Gamme de produits : Rapports d’examen rapide
Type de recherche : Appareils et systèmes
Type de rapport : Synthèse accompagnée d'une évaluation critique
Type de résultat : Rapports

Rapport en Bref

Contexte
Les AVC arrivent au troisième rang des causes de décès au Canada. La plupart sont de nature ischémique, causés par un manque d’afflux sanguin au cerveau, souvent en raison d’un caillot. Dans ce contexte, il est crucial de poser un diagnostic rapide puisque l’on doit impérativement administrer un médicament thrombolytique dans les trois heures suivant l’apparition des symptômes.

Technologie
La télémédecine désigne habituellement une vidéoconférence bidirectionnelle ou la téléphonie alliée à un transfert d’images, par laquelle des médecins en milieu rural ou éloigné communiquent avec des experts dans un centre névralgique. Les spécialistes orientent la consultation médicale et le processus décisionnel au regard du traitement. La téléprésence peut se faire par le biais d’un site Web sécurisé, d’une visionneuse compatible avec la norme Digital Imaging and Communications in Medicine (DICOM), ou par courriel.

On entend par communication téléphonique l’usage exclusif de la communication orale. Les résultats de laboratoire peuvent être communiqués verbalement, mais le spécialiste n’a pas accès aux résultats d’imagerie.

Sujet
Sachant que la plupart des spécialistes de l’AVC se trouvent dans les centres urbains, les patients en milieu rural ou en région éloignée ont moins de chances de recevoir un traitement thrombolytique à temps, à moins que les médecins éloignés consultent des spécialistes sans délai. Un examen des données probantes cliniques sera en mesure d’éclairer les décisions relatives à l’usage de la télémédecine.

Méthodes
On a procédé à une recherche documentaire limitée à partir des ressources clés et examiné les titres et résumés des publications repérées. On a ensuite évalué le texte intégral des publications en vue de procéder au choix final des articles selon des critères de sélection déterminés au préalable (population, intervention, comparateur, résultats et plan des études).

Résultats
La recherche documentaire a permis de repérer 316 références, auxquelles s’est ajouté 1 article recensé d’une autre source. Après dépouillement des résumés, 40 articles ont été jugés potentiellement pertinents et 17 d’entre eux ont satisfait aux critères d’inclusion du présent examen, soit 1 évaluation de technologie de la santé, 1 essai clinique comparatif et randomisé et 14 études non randomisées.

Messages clés

  • La télémédecine serait une option valable permettant d’orienter les décisions thérapeutiques relatives à l’AVC ischémique, dont les questions de traitement thrombolytique, sans compromettre la sureté du patient.
  • Les technologies de télémédecine permettant un transfert d’images amélioreraient l’exactitude diagnostique par rapport aux technologies qui ne l’offrent pas.
  • Les résultats doivent être interprétés avec prudence puisque la plupart des données sont tirées d’études non randomisées ou sans insu.

Question

  1. Quelles sont les données probantes cliniques relatives aux technologies employées pour les consultations à distance avec des neurologues, destinées à diagnostiquer et à administrer un traitement de départ de manière optimale chez les patients présentant des signes d'AVC aigu ou d'accident ischémique transitoire?

Messages clés

Pour le diagnostic et le traitement de l'accident ischémique, la télémédecine serait probablement une option valable permettant d'orienter les décisions thérapeutiques, dont l'administration de tPA, dans les milieux ruraux et les hôpitaux éloignés, et entraine des résultats positifs sans compromettre la sureté du patient. Les technologies de télémédecine permettant un transfert d'images ont tendance à mieux fonctionner que les technologies qui ne l'offrent pas. La majorité des données retenues aux fins de l'examen sont fondées sur des sujets non randomisés et des examinateurs non sujets à l'insu; on doit donc les interpréter avec prudence.