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Un an plus tard — l’engagement de l’ACMTS envers la crise des opioïdes

Publié le : 18 décembre 2017
Type de résultat : Nouvelles

Une déclaration de Dr Brian O’Rourke, PDG de l’ACMTS

En novembre 2016, pendant 2 jours, j’ai représenté l’ACMTS lors du Sommet sur les opioïdes pour discuter de la réponse du Canada à la crise grandissante des opioïdes et prendre un engagement formel envers la Déclaration conjointe sur les mesures visant à remédier à la crise des opioïdes.

Je me souviendrai longtemps des gens que j’y ai rencontrés et des histoires que j’y ai entendues, des histoires de très grandes pertes, mais aussi des histoires qui démontraient l’incroyable détermination des cliniciens et des autres personnes qui travaillent à réduire les méfaits, qui mettent des mesures en action et qui sauvent des vies.

À la suite de la rencontre, nous avons fait en sorte que réaliser notre engagement envers la Déclaration conjointe sur les mesures visant à remédier à la crise des opioïdes devienne l’une des priorités ultimes de l’ACMTS. Plus particulièrement, nous nous sommes engagés à livrer des recommandations, des conseils et des outils d’aide à la prise de décisions fondés sur des preuves dans deux domaines distincts : le traitement de la dépendance aux opioïdes et la gestion de la douleur à l’aide d’interventions médicamenteuses et non médicamenteuses.

Le mois dernier, le Centre canadien sur les dépendances et l’usage de substances a publié la « Déclaration conjointe sur les mesures visant à remédier à la crise des opioïdes : une intervention collective (Rapport annuel 2016-2017). » Le rapport contient la contribution de l’ACMTS et met en relief l’importance du rôle des preuves robustes pour guider la réponse collective face à cette crise nationale.

Alors que je réfléchis à nos progrès de l’année qui achève et que je constate la portée des preuves que nous avons fournies sur nos portails web au sujet des opioïdes et de la douleur, quelques exemples de notre impact ressortent :

Éclairer l’accès élargi aux traitements médicalement assistés

Les preuves démontrent que le traitement médicalement assisté utilisant des médicaments tels que la méthadone ou la buprénorphine est l’une des méthodes les plus efficaces dans le traitement de la dépendance aux opioïdes. Depuis décembre dernier, plusieurs autorités de la santé ont changé le formulaire des médicaments remboursés pour répondre aux besoins des personnes qui répondent aux critères d’accès à l’association médicamenteuse buprénorphine/naloxone (Suboxone). La Déclaration conjointe sur les mesures visant à remédier à la crise des opioïdes a clairement recommandé un accès élargi à ce médicament en tant qu’option de traitement de première intention en citant comme preuve clé notre évaluation de l’association médicamenteuse buprénorphine/naloxone comparée à la méthadone.

Forts de cette expérience, nous avons également exploré les preuves touchant aux options de traitement autres que la méthadone et la buprénorphine, comprenant des analyses de la morphine à libération prolongée par voie orale, l’hydromorphone injectable et la morphine diacétylée sous ordonnance, de même que diverses formulations de naltrexone. Nos données probantes auront un rôle important alors que les autorités de la santé envisagent la place que prendront ces médicaments dans le traitement de la dépendance aux opioïdes.

Répondre au besoin pressant de preuves au sujet des traitements non médicamenteux de la douleur

Au cours de la dernière année, nous nous sommes rendu compte de plus en plus que nous devons déterminer ce que sont vraiment les traitements antidouleurs sans médicaments. En fait, les Recommandations canadiennes 2017 sur l’utilisation des opioïdes pour le traitement de la douleur chronique non cancéreuse recommandent « d’optimiser les traitements non opioïdes et non médicamenteux » avant de faire l’essai d’opioïdes. Toutefois, sans preuves sur l’efficacité des options non opioïdes, ceux qui tentent de mettre cette recommandation e pratique font face à un sérieux manque de connaissances.

Pour pallier ce manque, nous nous sommes penchés sur les enjeux de politiques et de pratique dans ce domaine en produisant plus d’une vingtaine de rapports de réponse rapide qui ont synthétisé et évalué les preuves concernant les traitements non opioïdes comme les AINS topiques, le magnésium, les anticonvulsivants, de même que les traitements non médicamenteux comme l’activité physique, la physiothérapie, l’ergothérapie, la thérapie manuelle et les interventions psychologiques ou comportementales. Les liens vers nos recherches sont contenus dans les nouvelles directives sur les opioïdes du Canada en tant que ressources pratiques pouvant aider à prendre des décisions quant au traitement à offrir.

Servir en tant que conseiller fiable au sujet des technologies en émergence

Plus tôt, à l’été, lorsque Santé Canada a assoupli ses règlements et permis l’importation de médicaments utilisés dans le traitement de la dépendance aux opioïdes qui n’étaient pas encore autorisés au Canada, l’ACMTS avait déjà surveillé les développements dans ce domaine thérapeutique depuis un certain temps.

Nos « Notes sur les technologies de la santé en émergence » au sujet de la naloxone injectable à libération prolongée (Vivitrol) et de l’implant à la buprénorphine (Probuphine) sont des ressources clés accessibles à tous les agents de la santé publique qui pourraient vouloir avoir accès à ces traitements dans leur autorité de la santé. Nos rapports offrent un instantané des connaissances les plus à jour, les indications, les couts et la pratique actuelle, en plus d’une discussion de la qualité des preuves disponibles et des enjeux de mise en œuvre.

Au delà de nos analyses prospectives précoces, nous avons aussi livré des évaluations rapides des données probantes comparées au sujet de diverses formulations de buprénorphine et de l’association buprénorphine‑naloxone, ainsi qu’une évaluation des preuves sur les formes émergentes de naltrexone.

Partenariat pour passer des preuves à l’action

Agissant comme partenaire chargé des preuves auprès de nos clients existants et au sein de nouvelles collaborations avec divers organismes pancanadiens, nous mettons les preuves entre les mains de ceux qui peuvent les mettre en action. Que ce soit des partenariats avec des associations clés comme la Société canadienne de la douleur, des groupes de cliniciens comme l’Association des pharmaciens du Canada ou des groupes qui se sont formés en réponse à la crise des opioïdes comme la Coalition for Safe and Effective Pain Management, nous fournissons les preuves et les outils dont ils ont besoin pour faire avancer les choses. Il se passe rarement une semaine sans que de nouvelles demandes nous parviennent alors que le besoin de données probantes rigoureuses, équilibrées et fournies en temps opportun continue de croitre pendant ce temps de crise.

La route vers l’avenir

Il est difficile d’imaginer l’ampleur de cette crise de santé publique, et quand je regarde les données, je me rappelle que la fin n’est pas en vue; déjà cette année plus de 3 000 Canadiens ont perdu la vie en raison d’apparentes surdoses d’opioïdes.

Cette connaissance éveille en moi et chez tous à l’ACMTS le désir d’en faire plus. J’ai la conviction que les preuves joueront un rôle crucial en apportant un traitement efficace, complet et compatissant aux personnes qui en ont le plus besoin et l’ACMTS reste déterminée à y contribuer.

Dans les semaines et les mois à venir, surveillez nos nouveaux travaux. Vous trouverez parmi ceux-ci une analyse de l’environnement sur l’accès et la disponibilité des options non médicamenteuses au Canada pour le traitement de la douleur et un autre rapport sur les médicaments non opioïdes émergents pour la douleur et qui ne sont pas encore disponibles au Canada. Nous sommes également affairés à résumer les lacunes dans les preuves que nous avons identifiées afin que les chercheurs et les organismes de financement aient une meilleure compréhension des sujets sur lesquels plus de recherches sont nécessaires. Surveillez aussi notre outil très attendu mettant en évidence les éléments de preuve sur une longue liste d’options de traitement non médicamenteux pour différents types de douleur et qui est en cours d’élaboration.

Pour consulter tous nos travaux dans ce domaine, visitez acmts.ca/opioides et acmts.ca/douleur.