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Processus décisionnel lié à l’utilisation des médicaments en milieu hospitalier

Dernière mise à jour : 16 mars 2015
Numéro de projet : ES0290
Gamme de produits : Analyse de l'environnement
Issue: 47
Type de résultat : Rapports

Contexte

Au Canada, le champ d’action des comités pharmaceutiques et thérapeutiques en milieu hospitalier peut se limiter à un hôpital ou couvrir une région ou un district sanitaire, voire une province. Dans le présent rapport, le terme « comité pharmaceutique et thérapeutique » désigne un comité chargé de traiter les questions se rapportant aux médicaments au sein de l’organisation qu’il représente. Dans certaines provinces canadiennes, on trouve également le terme synonyme « comité pharmacologique et thérapeutique. » Dans le présent rapport, ces deux termes sont utilisés indifféremment. Généralement, le comité pharmaceutique et thérapeutique se compose de médecins, pharmaciens, infirmières et autres professionnels de la santé, de représentants de l’administration et de l’assurance de la qualité ainsi que des membres du public.1 Les décisions liées à l’utilisation des médicaments sont prises sur la base de données empirique. Cependant, des facteurs tels que l’innocuité des agents thérapeutiques semblables accessibles, les couts directs, les décalages de couts et le cout total des soins associés à un nouveau médicament par rapport aux soins actuels sont également susceptibles d’avoir une incidence significative sur ces décisions.2

L’ACMTS fournit des recommandations aux régimes d’assurance médicaments publics fédéral, provinciaux et territoriaux (cités ci-après sous le nom de « régimes d’assurance médicaments publics ») pour soutenir leur processus décisionnel lié à l’utilisation des médicaments. Les autorités sanitaires opérant à l’échelle de la province, de la région ou du district, de même que les hôpitaux, ont également recours aux services et produits de l’ACMTS. Dans le présent rapport, le terme « autorité sanitaire » désigne une autorité régionale de la santé (ARS), une autorité sanitaire de district (ASD) ou une autorité sanitaire provinciale.

Ce rapport étudie la façon dont l’ACMTS peut améliorer son appui des processus décisionnels liés à l’utilisation des médicaments de ces entités afin d’optimiser l’efficacité du système de santé. Par ailleurs, il est important connaitre les exigences qui s’appliquent lors de l’examen des produits dits « à usage hospitalier uniquement » pour comprendre comment les services et produits de l’ACMTS peuvent optimiser le processus décisionnel lié à l’utilisation des médicaments dans l’hôpital en question. Dans le présent rapport, le terme « à usage hospitalier uniquement » se réfère aux produits (médicaments) exclusivement utilisés en milieu hospitalier — autrement dit, pas ceux utilisés en milieu communautaire — et ne sont pour la plupart probablement pas couverts par les régimes d’assurance médicaments publics. Les exemples de produits à usage hospitalier uniquement incluent les médicaments employés dans les situations d’urgence ou lors de procédures nécessitant une surveillance ou l’expérience d’un expert, notamment l’administration d’antibiotiques intraveineux dans le cas d’une septicémie ou d’anesthésiques intraveineux lors d’une intervention chirurgicale.

Habituellement, l’autorité sanitaire ou les Comités pharmaceutiques et thérapeutiques des hôpitaux prennent les décisions relatives à l’utilisation des médicaments au sein des établissements hospitaliers, indépendamment des régimes d’assurance médicaments publics, ce qui entraine des variations dans l’utilisation de ces produits.3,4 Ainsi, il existe peut-être plus d’une directive quant à l’utilisation des médicaments guidant le traitement d’un patient dans une province ou un territoire selon l’endroit les soins sont offerts (p. ex., un milieu hospitalier par rapport à un milieu communautaire). Des variations dans les indications relatives à l’utilisation des médicaments peuvent entraver la continuité des soins et nuire à l’observation du traitement médicamenteux par les patients.3,4

Cependant, ces dernières années, certaines administrations ont observé une collaboration croissante entre les régimes d’assurance médicaments publics, les hôpitaux et les autorités sanitaires afin d’assurer aux patients une couverture cohérente des médicaments.5 Il serait donc utile de comprendre les possibilités et les défis de la promotion d’une telle collaboration en vue de potentiellement améliorer la cohérence entre les directives concernant l’utilisation des médicaments des régimes d’assurance médicaments publics et celles des autorités sanitaires et des hôpitaux.

Objectif

Cette analyse de l’environnement vise à définir le degré de connaissance et d’utilisation des produits et services de l’ACMTS au sein des hôpitaux et autorités sanitaires du Canada. La présente analyse a également pour but d’identifier les possibilités s’offrant à l’ACMTS pour soutenir le processus de révision de l’utilisation des médicaments au sein des autorités sanitaires et des hôpitaux au Canada. Elle explore le degré de coopération entre les autorités sanitaires, les hôpitaux et les régimes d’assurance médicaments publics lors de la prise de décisions relatives à l’utilisation des médicaments.

Les questions suivantes seront abordées :

  1. Quel est le degré de connaissance des produits et services de l’ACMTS au sein des hôpitaux et autorités sanitaires? Quelle est l’étendue d’utilisation des produits de l’ACMTS dans le processus décisionnel lié à l’utilisation des médicaments au sein des hôpitaux et autorités sanitaires?
  2. En quoi consiste le processus décisionnel lié à l’utilisation des médicaments (sources d’information et ressources humaines) au sein des autorités sanitaires ou hôpitaux? Que fait-on pour améliorer le processus décisionnel? Quel rôle peut jouer l’ACMTS dans le cadre du processus décisionnel concernant l’utilisation des médicaments au sein des hôpitaux et autorités sanitaires?
  3. Quel est le degré de collaboration entre les régimes d’assurance médicaments publics, les autorités sanitaires et les hôpitaux pour ce qui a trait au processus décisionnel lié à l’utilisation des médicaments? Quels sont les enjeux associés à cette collaboration du point de vue des autorités sanitaires et des hôpitaux?

Méthodes

Les conclusions de cette analyse de l’environnement sont basées sur les réponses au sondage de l’ACMTS Hospital Formulary Environmental Scan Survey en date du 22 octobre 2014. Voir le questionnaire de sondage en annexe 1.

20 réponses ont été reçues parmi les 23 parties intéressées interrogées. Les réponses reçues proviennent d’au moins une partie intéressée de chaque province et territoire. À l’exception de la Nouvelle-Écosse, on comptait des représentants des milieux tant urbains que ruraux dans les provinces. Tous les répondants des territoires représentaient des établissements desservant des régions éloignées. Deux répondants opéraient depuis des centres urbains, mais leurs activités s’étendaient à des régions éloignées (Nunavut et régions rurales de l’Ontario) par l’entremise de la télépharmacie. Voir l’annexe 2 pour de plus amples informations sur les institutions représentées par les parties intéressées interrogées.

Au moment du sondage, tous les répondants participaient à processus décisionnel lié à l’utilisation des médicaments au sein d’une autorité sanitaire ou d’un hôpital, à l’exception des répondants de la province du Québec. Les réponses au sondage de la province de Québec sont donc présentées séparément. Le répondant du Québec représentait l’Institut national d’excellence en santé et en services sociaux (INESSS). L’INESSS est une agence d’évaluation des technologies de la santé, au même titre que l’ACMTS. La législation provinciale au Québec indique que seul l’INESSS est autorisé à formuler des recommandations au ministre de la Santé concernant l’utilisation des médicaments dans les hôpitaux.

Une recherche documentaire limitée a été ajoutée aux renseignements fournis par les répondants au sondage afin de compléter l’information sur les politiques en cours et les modifications processuelles dans les hôpitaux et autorités sanitaires afin de renforcer la collaboration entre ces derniers dans une région. Voir les politiques et les modifications processuelles en cours des autorités sanitaires et des hôpitaux sous la rubrique « Résultats. »

Limitations

Les résultats du sondage ne visent pas à fournir un examen approfondi du sujet, mais plutôt à donner une indication des tendances actuelles. Étant donné que seule une petite fraction des organisations opérant dans une province ou un territoire ont été interrogées, il n’est pas dans l’intention de ce rapport de représenter les exigences et les opinions de toutes les autorités sanitaires ou les hôpitaux au Canada. L’unique objectif de ce rapport est d’identifier les tendances potentielles et d’encourager la discussion sur ces questions.

Un obstacle potentiel à la « connaissance des produits et services de l’ACMTS au sein des hôpitaux et des autorités sanitaires » (dans la section « Résultats » de cette analyse de l’environnement) réside dans le fait que les répondants étaient déjà en contact et connaissaient bien l’ACMTS. Par conséquent, la connaissance des services et produits de l’ACMTS est susceptible de ne pas être généralisable à l’ensemble de la population. Toutefois, cette information est toujours utile pour comprendre le degré de connaissance des produits et services de l’ACMTS parmi ceux qui connaissent déjà cet organisme.

Résultats

Le présent rapport résume les résultats du sondage. Les informations fournies par les répondants a été résumés dans les sept sous-sections qui suivent, afin de capturer les thèmes principaux et peuvent avoir fait l’objet d’une réorganisation afin d’en améliorer la clarté. Les résultats du Québec sont présentés séparément à la fin de cette section. Par conséquent, seuls 19 répondants sont inclus dans les principaux résultats.

Connaissance des produits et services de l’ACMTS au sein des hôpitaux et des autorités sanitaires

Tous les répondants connaissaient au moins un des produits, services ou processus de l’ACMTS. Le tableau 1 fournit des informations sur le nombre de répondants connaissant chacun des produits, services ou processus de l’ACMTS.

Tableau 1 : Nombre de répondants connaissant les produits, services et processus de l’ACMTS

Processus, services et produits de l’ACMTS Nombre (Total = 19)
Différents types de produits/services offerts par l’ACMTS 15
Le processus de demande de produits/services de l’ACMTS 12
La façon dont l’ACMTS évalue les médicaments par l’intermédiaire du processus du PCEM (c.-à-d., types de preuves utilisées, rigueur de la recherche) 15
La façon dont l’ACMTS réalise les examens thérapeutiques/projets sur l’utilisation optimale (types de données utilisées, rigueur de la recherche) 12
L’utilisation des produits/services de l’ACMTS dans le processus décisionnel lié à l’utilisation des médicaments des régimes d’assurance médicaments publics 13
La façon dont les produits/services de l’ACMTS contribuent au processus décisionnel lié à l’utilisation des médicaments dans les hôpitaux, les ASR et les ASD. 12

ASD = autorité sanitaire de district; ASR = autorité sanitaire régionale; PCEM = Programme commun d’évaluation des médicaments.

Tous les répondants, sauf un, connaissaient bien le Programme commun d’évaluation des médicaments (PCEM) parmi tous les produits de l’ACMTS. Près de 85 % des personnes interrogées connaissaient le service de rapports d’examen rapide et 70 % connaissaient les produits d’examens thérapeutiques. Seulement 50 % des personnes interrogées connaissaient le Programme pancanadien d’évaluation des médicaments oncologiques (pCODR). Les répondants connaissaient moins bien l’Analyse de l’environnement (31 %), les Projets sur l’utilisation optimale (15 %) et les produits d’analyses prospectives (5 %).

Parmi les 19 répondants, 6 ignoraient comment les régimes d’assurance médicaments publics se servaient des produits de l’ACMTS dans le processus décisionnel lié à l’utilisation des médicaments.

Utilisation de produits de l’ACMTS dans le processus décisionnel lié à l’utilisation des médicaments au sein des hôpitaux et autorités sanitaires

Près de 80 % des répondants (c.-à-d., 15 sur 19) utilisent les produits de l’ACMTS dans leur processus décisionnel lié à l’utilisation des médicaments. Parmi ces utilisateurs actuels des produits de l’ACMTS, 93 % d’entre eux avaient utilisé le PCEM dans les six mois précédents. Les Rapports d’examen rapide ont été utilisés par près de 47 %. Les produits d’examens thérapeutiques et du pCODR ont été utilisés par 33 % des utilisateurs actuels des produits de l’ACMTS. Un seul répondant a utilisé les Projets sur l’utilisation optimale dans les six derniers mois. Aucun des répondants n’a utilisé les Analyses de l’environnement ou les Analyses prospectives dans leur processus décisionnel lié à l’utilisation des médicaments au cours des six derniers mois.

Parmi les 15 répondants qui avaient utilisé des produits de l’ACMTS dans les six derniers mois pour le processus décisionnel lié à l’utilisation des médicaments, 2 en avaient utilisé plus de dix fois, 3 avaient utilisé les produits cinq à dix fois, 5 de deux à cinq fois, et 5 une à deux fois.

Parmi les répondants qui utilisent actuellement les produits de l’ACMTS, 87 % les ont utilisés en complément avec d’autres ressources disponibles (p. ex., examen des médicaments des hôpitaux dossiers, de présentation des fabricants, lignes directrices de pratique clinique, bases de données internes et externes) pour éclairer leurs décisions liées à l’utilisation des médicaments. Un seul répondant a utilisé un produit de l’ACMTS comme ressource unique ou principale dans le processus décisionnel lié à l’utilisation des médicaments. Un seul répondant n’a utilisé les produits de l’ACMTS que rarement ou comme ressource mineure.

En ce qui concerne les aspects particuliers des produits de l’ACMTS, « la recommandation d’inscription des médicaments sur la liste sur la base d’une seule évaluation des technologies » (c’est-à-dire, la recommandation du PCEM) était la plus fréquemment utilisée dans les processus décisionnels liés à l’utilisation des médicaments. Autrement dit, elle a été utilisée par 80 % des personnes interrogées. « Les examens des preuves issues de la recherche » (c’est-à-dire, les examens systématiques, métaanalyses, métaanalyses en réseau et évaluations des technologies de la santé) représentent la deuxième sorte de produits de l’ACMTS les plus fréquemment utilisés dans les processus décisionnels liés à l’utilisation des médicaments. Autrement dit, elles ont été utilisées par 66 % des répondants. « Les listes de références des preuves disponibles » et « les recommandations de l’ACMTS concernant les catégories ou classes de médicaments » (c’est-à-dire, un examen thérapeutique ou un produit d’utilisation optimale) étaient les troisièmes produits de l’ACMTS les plus couramment utilisés — 40 % des personnes interrogées. « Les évaluations économiques » (c’est-à-dire, une composante de certains produits de l’ACMTS) étaient les moins fréquemment utilisées — 20 % des personnes interrogées.

Parmi les 19 répondants, 4 n’avaient pas utilisé les produits de l’ACMTS dans les six derniers mois. Les raisons suivantes ont été avancées :

  • Un manque de connaissance des services et produits de l’ACMTS
  • Un manque de connaissance sur la façon dont les services et les produits de l’ACMTS peuvent être utilisés dans le processus décisionnel lié à l’utilisation des médicaments, en particulier pour soutenir les hôpitaux en milieu rural.

Toutefois, 3 répondants sur 4 ont déclaré que la récente communication qu’ils ont eue avec un membre du personnel de l’ACMTS a mis en évidence la manière dont les produits de l’ACMTS peuvent être utilisés dans leur établissement, et ils pensent utiliser les services et les produits de l’ACMTS à l’avenir.

Autres ressources utilisées dans le processus décisionnel lié à l’utilisation des médicaments au sein des hôpitaux et des autorités sanitaires

Les sources de preuves les plus communément utilisées dans le processus décisionnel lié à l’utilisation des médicaments (autres que les produits de l’ACMTS) étaient PubMed MEDLINE, les bases de données internes et l’avis d’experts. Les lignes directrices de pratique clinique, les recherches documentaires, et la façon dont les autres hôpitaux et administrations sanitaires se servent des produits représentaient ensuite les ressources et considérations auxquelles ils avaient le plus fréquemment recours pour prendre des décisions concernant l’utilisation des médicaments. Certaines institutions mènent leurs propres examens systématiques et métaanalyses pour compléter un examen de l’ACMTS afin d’éclairer leurs décisions liées à l’utilisation des médicaments. En règle générale, ces examens permettent de repérer les informations publiées après un examen de l’ACMTS. Toutefois, un répondant a mentionné que son établissement complétait les informations fournies par l’examen de l’ACMTS en intégrant différentes études et différents points d’arrêt. Le tableau 2 fournit une liste des sources utilisées dans le processus décisionnel lié à l’utilisation des médicaments dans les hôpitaux comme indiqué par les répondants. Le tableau 3 énumère les autres facteurs pris en considération par les répondants dans le processus décisionnel lié à l’utilisation des médicaments des hôpitaux et autorités sanitaires.

Tableau 2 : Sources d’information (autres que les produits de l’ACMTS) utilisées par les répondants dans le processus décisionnel lié à l’utilisation des médicaments au sein des autorités sanitaires ou hôpitaux

Bases de données externes et ressources en ligne
Produits et services offerts par les organismes
  • American Hospital Formulary Service (AHFS)
  • Atlantic Common Drug Review (ACDR)
  • Société canadienne des pharmaciens d’hôpitaux (SCPH), Réseaux de pharmacies spécialisés (PSN)
  • Drug Effectiveness Review Project (DERP)
  • Catégories de médicaments du Groupe consultatif sur les médicaments pour usage humain (GCMUH)
  • Institut national d’excellence en santé et en services sociaux (INESSS)
  • Institute for Clinical Systems Improvement
  • International Pharmaceutical Abstracts (IPA)
  • National Institute for Health and Care Excellence (NICE, R.-U.)
  • Conseil d’examen du prix des médicaments brevetés (CEPMB)
Autres
  • Lignes directrices de pratique clinique
  • Avis d’experts (régionaux et partout au Canada) et meilleures pratiques
  • Bases de données internes
  • Recherches sur Internet
  • Discussions sur LISTSERV
  • Données du fabricant
  • Autres listes des médicaments des ASR, ASD et hôpitaux
  • Listes des médicaments des régimes d’assurance médicaments publics
  • Restrictions concernant les inscriptions et le remboursement des médicaments dans d’autres pays
  • Examens réalisés dans d’autres hôpitaux
  • Groupes d’intérêts spéciaux (p. ex., la Société canadienne du cancer)
  • Commentaires des parties intéressées issus de praticiens clés concernant l’opinion et la pratique régionales (y compris leur accord ou désaccord avec les examens de l’ACMTS)

ASD = autorité sanitaire de district; ASR = autorité sanitaire régionale.

Tableau 3 : Autres facteurs mentionnés par les répondants du sondage quant au processus décisionnel lié à l’utilisation des médicaments

  • Approbation des autres provinces
  • Autres examens effectués pour compléter ceux de l’ACMTS, c’est-à-dire, inclusion des études publiées dans les examens de l’ACMTS ou considération de différentes études utilisant différents points d’arrêt.
  • Considérations budgétaires inhérentes à la formation et à la mise au point associées au nouveau médicament (dans le cas du remplacement d’un produit par un autre).
  • Cout de la gestion d’un trouble pathologique sur les ressources et la charge de travail.
  • Évaluation de l’utilisation communautaire des médicaments et de la liste des médicaments du régime d’assurance médicaments public afin de déterminer l’impact sur la continuité des soins.
  • Enjeux de la pratique locale, notamment la démographie, l’accès au soutien dans les régions rurales, l’accessibilité des tests et les habitudes de pratique courante.
  • Information sur les prix des autres thérapies accessibles.

En ce qui concerne les ressources humaines, un organisme a moins d’un employé à temps plein qui soutient le processus d’examen des médicaments de son comité pharmaceutique et thérapeutique, directement ou indirectement. Environ 85 % des organisations des répondants disposent de 1 à 5 personnes soutenant directement ou indirectement le processus d’examen des médicaments à temps plein. Cependant, 3 des 19 répondants (organisations) ont entre 5 et 10 employés à temps plein soutenant directement ou indirectement le processus d’examen des médicaments. Deux de ces trois répondants venaient d’autorités sanitaires provinciales.

Modifications en cours des processus et politiques au sein des hôpitaux et autorités sanitaires en vue d’un meilleur soutien du processus décisionnel lié à l’utilisation des médicaments

En règle générale, dans l’ensemble du pays on note une tendance vers un effort continu de collaboration et de partage des ressources entre les autorités sanitaires ou hôpitaux d’une même province, mais aussi de réévaluation des comités pharmaceutiques et thérapeutiques ou de leurs processus. Le tableau 4 résume l’information sur ces initiatives fournie par les répondants au sondage.

Une recherche documentaire limitée a été réalisée pour compléter l’information fournie par les répondants (voir tableau 4) au sujet des initiatives visant à accroitre la collaboration entre les autorités sanitaires ou hôpitaux dans une région particulière. En 2010, l’Alberta a dressé une liste provinciale unique de médicaments, l’Alberta Health Services (AHS) Hospital Formulary, comprenant les médicaments approuvés pour utilisation dans les établissements de soins de courte durée dans cette province.6 En 2008, les huit autorités sanitaires régionales du Nouveau-Brunswick ont été fusionnées pour former deux autorités sanitaires régionales.5 En 2009, la province a annoncé la mise en place d’un régime de santé provincial incluant la création d’une liste unique de médicaments en milieu hospitalier.5 Le comité pharmacologique et thérapeutique provincial du Nouveau-Brunswick a été lancé à l’automne 2010.5 En 2012, l’initiative du British Columbia Health Authorities Formulary Alignment a mis en place une liste de médicaments provinciale unique à l’intention de toutes les autorités sanitaires de la Colombie-Britannique.7 Les objectifs globaux de ces efforts visaient à favoriser la continuité des soins, à assurer l’égalité des services et à améliorer la capacité d’alignement des listes de médicaments en milieu hospitalier avec le programme de médicaments pour les patients externes financé par la province.5-7

Tableau 4 : Observations sur les modifications en cours des politiques et processus au sein des autorités sanitaires et des listes de médicaments en milieu hospitalier afin de mieux appuyer le processus décisionnel lié à l’utilisation des médicaments.

Colombie-Britannique Le comité pharmaceutique et thérapeutique de la C.-B. est un comité provincial composé de représentants de toutes les autorités sanitaires. Les ressources et les travaux d’examen des médicaments sont partagés entre tous les employés des autorités sanitaires. L’équipe d’examen des médicaments évalue constamment les processus dans le but d’améliorer les examens des médicaments et se tourne vers le PCEM et l’ACMTS pour appuyer son travail, selon le cas. Les autorités sanitaires de la Colombie-Britannique tentent de mieux harmoniser leurs examens et inscriptions des médicaments avec ceux du ministère de la Santé de la province (Division des produits pharmaceutiques), mais ont actuellement des mandats, contrats et calendriers différents, rendant une telle harmonisation plus difficile.
Saskatchewan Une région sanitaire en Saskatchewan s’efforce de rétablir le rôle de groupe multidisciplinaire du comité pharmaceutique et thérapeutique dans la région. Des résidents d’une autre région sanitaire réalisent actuellement un bref examen des meilleures pratiques d’utilisation des médicaments dans le but de rationaliser les politiques d’utilisation.
Manitoba Une ASR du Manitoba était actuellement en train de réévaluer le rôle du comité pharmacologique et thérapeutique provincial, ainsi que les couts associés aux pratiques de remplacement automatique.
Ontario Les hôpitaux ont un processus de consultation collaborative en place dans le cadre d’un RLISS en ce qui concerne le processus décisionnel lié à l’utilisation et l’accès aux médicaments. Un centre sanitaire travaille de plus en plus avec les cliniciens expérimentés dans la réalisation d’examens et a recours au soutien clinique des bibliothécaires pour l’élaboration de stratégies et d’exécution de recherches. L’un des trois répondants de l’Ontario est associé à une compagnie de télépharmacie soutenant les hôpitaux des régions rurales et éloignées qui n’ont aucun pharmacien sur place. Les pharmaciens dans les régions éloignées effectuent leurs propres examens de médicaments. Cependant, ils cherchent les moyens de se partager le travail de processus d’examen pour une efficacité accrue.
Nouveau-Brunswick Le comité pharmacologique et thérapeutique provincial du Nouveau-Brunswick a accès à des ressources externes d’examen des médicaments grâce à North West Telepharmacy Solutions, tout en utilisant ses modèles standards d’évaluation et ses données sur l’utilisation des médicaments. Dans la mesure du possible, le comité pharmacologique thérapeutique provincial a recours à des étudiants en pharmacie pour l’aider à charger l’information de base pour les examens et les synopsis en classe. Ils utilisent également un site de partage de fichiers à l’échelle provinciale (SharePoint) pour faciliter le partage de fichiers, le stockage et la récupération de documents. Ils partagent également les examens menés à l’interne avec les autres autorités sanitaires et les provinces, lorsque cela est possible.
Nouvelle-Écosse Une ASD de Nouvelle-Écosse s’efforce de prioriser les médicaments en attente d’examen sur la base de facteurs tels que l’efficacité, les effets secondaires, l’impact sur le séjour à l’hôpital et l’observance du traitement.
Île-du-Prince-Édouard Santé Î.-P.-E a amorcé un processus d’approbation commune pour les médicaments financés pour les soins de courte durée, ainsi que pour ceux qui sont offerts dans le secteur privé (c’est-à-dire, les pharmacies communautaires) contrôlés par le comité pharmacologique et thérapeutique provincial. Les pharmaciens qui soutiennent divers sous-comités du comité pharmacologique et thérapeutique provincial travaillent en étroite collaboration et s’apportent un certain soutien mutuel. Étant donné que la possibilité d’examens sur place sous forme d’évaluation des technologies de la santé est extrêmement limitée, les informations fournies par l’ACMTS sont considérées avoir une valeur inestimable.

ASD = autorité sanitaire du district; ASR = autorité sanitaire régionale; PCEM = Programme commun d’évaluation des médicaments; RLISS = Réseau local d’intégration des services de santé.

Renforcement du rôle de l’ACMTS pour le soutien du processus décisionnel lié à l’utilisation des médicaments au sein des hôpitaux et autorités sanitaires, et par l’examen des produits à usage hospitalier uniquement

Les répondants ont suggéré diverses améliorations aux produits de l’ACMTS afin d’accroitre leur utilité dans le cadre des processus décisionnels liés à l’utilisation des médicaments en milieu hospitalier et au sein des autorités sanitaires. Ces suggestions incluent des examens des produits à usage hospitalier uniquement, des examens thérapeutiques de produits oncologiques, de même que l’intégration des enjeux associés à la continuité des soins, des paramètres éthiques et des pratiques exemplaires dans les examens.

Par ailleurs, on a également demandé aux répondants de proposer des suggestions portant particulièrement sur les produits à usage hospitalier uniquement (c’est-à-dire, sur la manière dont l’ACMTS peut offrir son assistance dans les examens des produits à usage hospitalier uniquement). Certaines des suggestions comprenaient : mener des examens des classes de médicaments à usage hospitalier uniquement, y compris des analyses économiques; fournir de l’information sur la substitution thérapeutique et sur la façon dont les autres hôpitaux utilisent ces produits.

Le tableau 5 fournit une liste complète des améliorations suggérées aux produits de l’ACMTS afin d’accroitre leur utilité au sein des hôpitaux et des autorités sanitaires. Les répondants ont offert des suggestions applicables aux produits à usage hospitalier uniquement et à ceux utilisés à la fois dans le milieu hospitalier et communautaire.

Il est à noter que les suggestions pour l’amélioration des produits et des services de l’ACMTS (voir tableau 5) n’impliquent pas nécessairement que ces considérations ne soient pas déjà incorporées dans les produits de l’Agence. Cela pourrait plutôt indiquer que l’ACMTS doit sensibiliser les intervenants sur ces détails précis concernant ses processus et produits. Veuillez consulter les notes en bas de page correspondantes pour obtenir des éclaircissements.

Tableau 5 : Suggestions pour l’amélioration des produits et services de l’ACMTS afin d’accroitre leur utilité au sein des autorités sanitaires et des hôpitaux, et dans les examens des produits à usage hospitalier uniquement

Services et produits particuliers
Suggestions particulières aux produits à usage hospitalier uniquement :
  • Examens accrus de médicaments à usage hospitalier uniquement.
  • Résumés des preuves.b
  • Information fondée sur des preuves à l’appui de la sélection des produits; restrictions des indications/de la population pour les médicaments.c
  • Information fondée sur des preuves cliniques et pharmacoéconomiques pour appuyer ou éviter les restrictions.c
  • Examens de l’innocuité et efficacité des médicaments administrés dans les milieux ou établissements préhospitaliers, ambulatoires et hospitaliers.c
  • Substitution thérapeutique, y compris les avantages et les risques des substitutions thérapeutiques (par exemple, les produits contenant la toxine botulique se valent-ils tous et, dans l’affirmative, peuvent ils se substituer l’un à l’autre en toute sécurité?).
  • Liste d’antidotes essentiels pour les petits hôpitaux (ayant un budget limité pour les médicaments). Il existe quelques antidotes pouvant être obtenus auprès des plus grands hôpitaux dans un laps de temps sécuritaire. Par conséquent, quelques conseils dans ce domaine permettraient de réduire le nombre d’antidotes qui doivent être disponibles dans les sites ruraux de petite taille.
  • Stabilité reconstituée des produits injectables.
  • Information sur l’utilisation des médicaments chez la population pédiatrique.
  • Problèmes d’innocuité (p. ex., similarité des noms ou de l’aspect, détection des préparations, administrations ou utilisations compliquées susceptibles de bénéficier de la mise en place d’une politique, procédure, ou d’un ensemble de modèles d’ordonnance).
  • Examens ciblés permettant d’établir des critères de prescription, si cela est justifié.c
  • Recommandations sur les thérapies alternatives pour les différents médicaments en attente de livraison.
  • Information épidémiologique sur l’affection médicale particulière (p. ex., la dexmédétomidine : quelle est la fréquence des procédures d’intubation fibroscopique vigile dans les hôpitaux?).
  • Comparaison des classesc : un examen régulier des classifications thérapeutiques de l’AHFS, notamment de l’information concernant les médicaments sur lesquels il existe des preuves plus solides (p. ex., le lactulose par rapport au docusate pour la constipation), contribuerait à répondre aux normes d’Agrément Canada quant aux exigences des comités pharmaceutiques et thérapeutiques dans les hôpitaux ayant des ETP limités participant au processus décisionnel lié à l’utilisation des médicaments ou peu de salles d’inventaire (c.-à-d., les petits hôpitaux). Il serait utile que les hôpitaux ruraux sélectionnent les médicaments à utiliser (p. ex., l’amlodipine par rapport à la félodipine, l’atorvastatine par rapport à la simvastatine, le ramipril ou le périndopril).
Types de preuves et autres considérations dans le processus d’examend
  • Inclure un point d’arrêt de substitution (ainsi que ses limites) dans les examens, plutôt que de s’appuyer uniquement sur les données de morbidité et de mortalité.d
  • Inclure de l’information supplémentaire fondée sur la pratique clinique pour compléter l’information factuelle (recommandations d’experts et pratiques actuelles au sein de différents établissements). d
  • Inclure les paramètres éthiques de couverture d’un médicament qui permettraient de gérer la distribution des ressources limitées (par exemple, améliorer la qualité de vie de 100 patients au lieu de prolonger de trois mois la vie d’un patient). d
  • Les autres problèmes ― tels que le détournement de médicaments, la nécessité de surveiller la consommation de médicament et le dosage pratique ― devraient faire partie de l’examen.d
  • L’ACMTS pourrait envisager de réaliser des examens thérapeutiques sur les produits oncologiques.
  • Inclure des comparaisons avec des solutions de rechange réalistes (c.-à-d., celles commercialisées au Canada).
  • Incorporer les enjeux touchant la continuité des soins. Par exemple, est-il sûr ou pratique d’« éviter » les médicaments durant le séjour à l’hôpital? d
  • Prendre en considération l’administration des médicaments dans la pratique réelle, par exemple, un antibiotique faisant l’objet d’une étude comme traitement de première intention, mais qui serait utilisé seulement comme traitement de deuxième ou troisième intention.d
Suggestions particulières aux produits à usage hospitalier uniquement :
  • Examiner la littérature grise accessible à l’ACMTS, mais peut être pas aux personnes/ASR. Cela permettrait à l’ACMTS de procéder à un niveau d’examen des produits à usage hospitalier uniquement similaire à celui des produits généraux.
Pharmacoéconomiee
  • Évaluation de l’impact de la gestion de la maladie et non seulement du prix du médicament (par exemple, effectuer une analyse de rentabilité du dosage pratique sur les ressources et la charge de travail).e
  • Transparence de l’information pharmacoéconomique afin qu’elle s’adapte au milieu hospitalier
  • Définition des circonstances dans lesquelles un médicament s’avère utile, ou à quel prix il convient de l’ajouter (absolu ou relatif à d’autres agents) : il est difficile d’interpréter la recommandation du PCEM « ne pas inscrire sur la liste des médicaments au prix indiqué » parce qu’elle ne fournit pas suffisamment de contexte au sein d’une classe de médicaments ou bien elle représente des utilisations ciblées.e
  • Les recommandations du pCODR indiquent généralement qu’un médicament est recommandé (par rapport à un autre médicament), étant donné que la rentabilité est approuvée à un degré acceptable. Une telle recommandation n’est pas utile pour assurer la continuité du financement des traitements couteux à l’échelle provinciale.
  • Une analyse de rentabilité incluant la perspective des soins hospitaliers et ambulatoires
  • La rentabilité au sein des milieux institutionnels (notamment les soins de courte et longue durée)
  • Une formule de calcul des répercussions pharmacoéconomiques. Étant donné que les prix hospitaliers diffèrent selon le contrat signé avec les organismes de groupement d’achats, une telle formule permettrait d’effectuer un examen pharmacoéconomique interne sans enfreindre les clauses de confidentialité.e
Suggestions particulières aux produits à usage hospitalier uniquement :
  • Mener des analyses économiques et de rentabilité des produits à usage hospitalier uniquement.
  • Procéder à un examen des indications et nouvelles formulations des médicaments propres aux hôpitaux qui sont rarement utilisées et des couts considérables associés aux médicaments dont l’emploi est non conforme.
Autres
  • Les examens de l’ACMTS en attente devraient être communiqués à d’autres organismes d’examen.
  • Sensibiliser les personnes sur la façon dont les produits et services de l’ACMTS peuvent être utilisés dans les processus décisionnels liés à l’utilisation des médicaments au sein des ASR, ASD ou hôpitaux.
  • Une feuille de calcul sur laquelle figurerait chaque médicament approuvé par Santé Canada (à usage hospitalier uniquement) et ayant fait l’objet d’une ETS par le pCODR, PCEM ou tout autre organisme au Canada, guiderait les analyses prospectives dans un établissement avant la décision finale quant à l’ajout d’un médicament à la liste. Cela contribuerait à équilibrer les dépenses relatives aux nouvelles pharmacothérapies dans tout le continuum des états pathologiques.
  • Inclusion du statut du contrat avec les organismes de groupement d’achats, comme HealthPRO.
  • Publication de l’examen intégral, y compris le protocole et les résultats de l’examen des médicaments contrairement à un simple résumé. En l’absence de toutes ces informations, certaines institutions procèdent à un nouvel examen pour avoir tous les éléments en main.f
  • Statut (inclusion) des listes de médicaments des autres hôpitaux.

AHFS = American Hospital Formulary System ; ASD = autorité sanitaire de district; ASR = autorité sanitaire régionale; ETP = Équivalent temps plein; ETS = évaluation des technologies de la santé; PCEM = Programme commun d’évaluation des médicaments; pCODR = Programme pancanadien d’évaluation des médicaments oncologiques.
aL’ACMTS continue de répondre aux demandes de renseignements sur les produits à usage hospitalier uniquement par l’entremise de son Service d’examen rapide (sur demande des décideurs du secteur des soins de santé. Il est à noter que le PCEM procède à l’examen des médicaments uniquement sur la demande du fabricant, à l’exception des produits en lien avec le pCODR).
bUn sommaire de gestion est préparé pour tous les rapports du PCEM. Les produits d’examen rapide fournissent également un résumé des preuves.
cBien que l’ACMTS n’élabore pas de lignes directrices cliniques, elle entreprend des projets d’utilisation optimale ainsi que des projets d’examen thérapeutique. Les projets d’utilisation optimale de l’ACMTS visent à promouvoir la prescription, l’achat et l’utilisation optimale des technologies de la santé par les professionnels de la santé, les responsables des politiques et les consommateurs. Un examen thérapeutique de l’ACMTS représente une étude des données les plus récentes accessibles dans le secteur public sur un médicament, une classe de médicaments ou une catégorie de médicaments uniques. Pour en savoir davantage sur les différentes gammes de produits de l’ACMTS, prière de consulter l’annexe 3. Vous trouverez également de plus amples détails sur le site de l’ACMTS au www.cadth.ca/fr/products.
dLes examens et recommandations de l’ACMTS sont fondés sur des preuves. Par ailleurs, le processus d’examen des médicaments de l’ACMTS, notamment les examens du PCEM, les examens thérapeutiques, l’utilisation optimale et autres projets d’examen rapide élaborés, intègrent l’avis d’experts et les commentaires des patients. Ainsi, lors de la formulation des recommandations sur les produits pharmacologiques, la rétroaction de ces parties intéressées demeure un important aspect à considérer au même titre que les preuves à l’appui de l’innocuité, efficacité et rentabilité des médicaments.
eL’ACMTS tient compte des conséquences d’une maladie sur le système de santé (globalement) dans ses analyses économiques pour les examens thérapeutiques. En ce qui concerne les examens du PCEM, l’analyse économique est générée par le fabricant, lequel détermine dans quelle mesure la considération des ressources des soins de santé doit être prise en compte (perspective). Tout examen qui va au-delà d’une analyse de minimisation des couts (p. ex., l’analyse cout-utilité) inclura le cout de gestion de la maladie dans les divers établissements de santé et, par conséquent, tiendra compte du cout pour les divers payeurs de soins de santé (p. ex., les régimes d’assurance médicaments publics, le payeur gouvernemental des hôpitaux). Pour les médicaments qui sont utilisés à la fois dans les milieux de soins hospitaliers, ambulatoires ou communautaires (il s’agit généralement de médicaments oraux), le cout des soins est pris en compte tout au long de l’évolution de la maladie (c’est-à-dire, dans divers milieux de soins de santé). Toutefois, l’ACMTS n’évalue pas le cout de la maladie en milieu hospitalier uniquement. En outre, il n’est peut-être pas possible d’adapter l’analyse économique réalisée pour un milieu de soins ambulatoires au milieu hospitalier, étant donné que l’évolution de la maladie et les exigences des soins peuvent varier selon la population de patients. À titre d’exemple, un patient qui commence la prise d’un médicament à l’hôpital peut souffrir d’une maladie plus grave, de complications supplémentaires, etc., par rapport à un patient prenant le médicament en ambulatoire. Les considérations cliniques et économiques peuvent donc différer chez ces patients. Les rapports pharmacoéconomiques du PCEM incluent les nouvelles analyses effectuées par les économistes du PCEM. Dans le cadre de ces analyses – où un scénario plus probable (basé sur des hypothèses plus réalistes ou conservatrices) est déterminé – les réductions de prix pour le médicament à l’étude ainsi que les médicaments comparateurs (lorsqu’il a été déterminé que les régimes d’assurance médicaments ont engagé des négociations tarifaires), sont incluses.

fL’ACMTS publie l’intégralité des rapports d’examen ainsi que le protocole pour ses produits d’examen thérapeutique et d’utilisation optimale du PCEM. Vous pouvez vous procurer ces rapports sur le site Web de l’ACMTS à www.cadth.ca.

Par ailleurs, deux répondants ont déclaré que les examens de l’ACMTS seraient particulièrement utiles dans les milieux où les ressources sont limitées, comme dans les petits hôpitaux, les hôpitaux en région rurale ainsi que dans les hôpitaux et les autorités sanitaires ayant une capacité limitée de mener une évaluation des technologies de la santé sur place. Un des répondants représentant une autorité sanitaire provinciale a indiqué que les produits de l’ACMTS étaient utiles et de plus en plus utilisés dans son organisation pour prendre des décisions éclairées liées à l’utilisation des médicaments. Le répondant a également mentionné sur la transparence accrue des services offerts à l’ACMTS, leur accès et leurs échéanciers. De plus, le répondant a déclaré que les demandeurs devraient octroyer un délai raisonnable à l’ACMTS pour lui permettre de répondre à leurs demandes dans les délais impartis.

Toutefois, un répondant a indiqué que chaque autorité sanitaire ou hôpital a des ententes d’achat uniques au sein des organismes de groupement d’achats et, par conséquent, il peut être plus difficile pour l’ACMTS de formuler des recommandations concernant les prix. Un autre répondant a déclaré qu’il peut être difficile pour des examinateurs qui ne sont pas sur place, comme ceux de l’ACMTS, de cerner les besoins particuliers des divers établissements de santé tels que ceux prodiguant des soins primaires par rapport à ceux offrant des soins tertiaires, ou encore les besoins d’un établissement de soins spécialisés par rapport à ceux d’un établissement offrant des soins non spécialisés.

Degré de collaboration et de la cohérence entre la liste de médicaments du régime d’assurance médicaments public et celle d’une autorité sanitaire et d’un l’hôpital

En ce qui concerne le degré de collaboration entre les régimes d’assurance médicaments publics et les autorités sanitaires ou les hôpitaux dans une région particulière, une seule province — l’Île-du-Prince-Édouard — a récemment créé un comité (approuvé par la loi) pour prendre des décisions liées à l’utilisation des médicaments pour les régimes publics d’assurance médicaments, les autorités sanitaires et les hôpitaux. Sur les 19 répondants, 13 utilisent la liste des médicaments du régime d’assurance médicaments public comme ressource dans le processus décisionnel lié à l’utilisation des médicaments dans leur établissement. Parmi ces 13 personnes, 3 avaient également un représentant du régime d’assurance médicaments public participant au comité pharmaceutique et thérapeutique de leurs établissements respectifs. Cependant, 4 répondants ont déclaré que leur processus décisionnel lié à l’utilisation des médicaments est un processus indépendant, sans aucune collaboration avec les régimes d’assurance médicaments.

Par ailleurs, 10 des 19 répondants ont déclaré que leurs organismes avaient des politiques ou processus formels ou informels visant à aligner leur utilisation des médicaments avec les recommandations des régimes d’assurance médicaments publics provinciaux.

Le tableau 6 fournit un résumé des observations des répondants sur les politiques, processus, ou initiatives (formels et informels) en cours visant à aligner leur utilisation des médicaments avec les recommandations des régimes d’assurance médicaments provinciaux dans leurs régions.

Tableau 6 : Commentaires sur les politiques, processus ou initiatives (formels et informels) en cours visant à aligner l’utilisation des médicaments des autorités sanitaires ou hôpitaux avec les recommandations d’utilisation des médicaments des régimes d’assurance médicaments publics

Province du répondant Commentaires
Colombie-Britannique On constate une collaboration accrue avec le régime d’assurance médicaments public par rapport aux dernières années. Le comité pharmacologique et thérapeutique de la Colombie-Britannique est membre du régime d’assurance médicaments public de la province. Le régime d’assurance médicaments public et le comité pharmaceutique et thérapeutique de la C.-B. partagent l’information, notamment les médicaments devant être examinés, y compris les échéanciers, les examens des preuves, les décisions relatives aux médicaments, et les calendriers de mise en œuvre. Des discussions sont en cours sur la façon d’aligner et d’harmoniser l’utilisation des médicaments des autorités sanitaires de la C.-B. avec les recommandations du régime d’assurance médicaments public de la province, et vice versa.
Alberta Il n’existe aucune politique officielle permettant aux établissements de s’aligner avec les recommandations du régime d’assurance médicaments public. Toutefois, tous les efforts sont déployés dans ce sens (dans la mesure du possible) pour assurer la continuité des soins.
Saskatchewan Bien qu’informel, le processus du groupe de travail pharmaceutique de l’ASR provinciale s’engage à inscrire les médicaments figurant sur la liste du régime d’assurance médicaments public (lorsque cela est possible), particulièrement les médicaments utilisés pour traiter les maladies chroniques. Cela permet de favoriser la continuité des soins entre les ASR et peut faciliter la transition vers l’utilisation en ambulatoire, surtout si la personne n’est couverte que pour les médicaments figurant sur la liste provinciale. Un répondant, siégeant à un comité sur l’utilisation des médicaments à usage hospitalier, ainsi qu’à un comité consultatif d’experts provincial, s’efforce d’assurer la cohérence du processus décisionnel en jouant le rôle d’intermédiaire.
Manitoba Le processus n’est pas formel. Toutefois, l’hôpital tient compte de la liste des médicaments du régime d’assurance médicaments public. Les implications du congé de l’hôpital sont prises en considération (par exemple, pour les médicaments comme les inhibiteurs de la pompe à protons). Des discussions informelles prennent place dans le but d’une meilleure continuité des soins entre les milieux institutionnels et les établissements de consultation externe.
Ontario La liste de médicaments du Programme de médicaments de l’Ontario est utilisée comme référence pour soutenir la prise de décision liée à l’utilisation des médicaments. Un hôpital en Ontario a mis en place des politiques internes qui permettent une administration continue des produits communautaires (qui ne figurent pas dans la liste de médicaments de l’hôpital) à l’hôpital si une politique de substitution n’est pas en place ou n’est pas appropriée. Le statut de l’inscription d’un médicament dans la liste d’un régime d’assurance médicaments public est pris en compte, car amorcer un traitement médicamenteux qui n’est pas couvert dans la communauté chez un patient hospitalisé peut se révéler problématique.
Nouveau-Brunswick On note un effort (informel) d’alignement. Toutefois, cet alignement n’est pas toujours possible, car les produits à usage hospitalier uniquement ne figurent pas dans le régime d’assurance médicaments provincial et la liste des médicaments des hôpitaux est plus restrictive.
Nouvelle-Écosse La liste des médicaments des régimes d’assurance médicaments publics et privés est prise en considération lors des prises du processus décisionnel lié à l’utilisation des médicaments. Cependant, c’est à titre purement indicatif, étant donné que d’autres paramètres dans le processus décisionnel lié à l’utilisation des médicaments en milieu hospitalier sont également considérés.
Île-du-Prince-Édouard L’alignement doit normalement se produire par l’entremise d’un comité pharmacologique et thérapeutique provincial uniquement. Toutefois, le processus est encore au stade précoce, et il est nécessaire de clarifier les rôles dans certains domaines.
Terre-Neuve-et-Labrador L’organisation a demandé à ce qu’un représentant gouvernemental (c.-à-d., du régime d’assurance médicaments public) soit membre du comité pharmaceutique et thérapeutique de l’autorité sanitaire.

ASD = autorité sanitaire de district; ASR = autorité sanitaire régionale; C.-B. = Colombie-Britannique; ODB = Ontario Drug Benefit Programme.

Défis de l’alignement des listes de médicaments des hôpitaux avec celles des régimes d’assurance médicaments provinciaux

En règle générale, tous les répondants conviennent que la cohérence entre les listes de médicaments des régimes d’assurance médicaments publics et celles des hôpitaux et autorités sanitaires est importante pour assurer la continuité des soins. Selon les répondants, la plupart des hôpitaux et autorités sanitaires tiennent effectivement compte des régimes d’assurance médicaments publics dans le processus décisionnel lié à l’utilisation des médicaments dans l’intérêt d’offrir des options thérapeutiques cohérentes aux patients.

Toutefois, les répondants ont déclaré que divers défis se présentaient en alignant les listes des médicaments à celle des régimes d’assurance médicaments publics. Selon les répondants, ces défis reposent sur les différences dans les rôles de ces institutions au sein du système de santé, les facteurs qui influent sur le cout global de l’ajout d’un médicament à la liste, le processus décisionnel, les enjeux de la mise en œuvre et des ressources, et les types de produits. Ces enjeux (selon les informations fournies par les répondants au sondage) sont abordés plus loin.

Il est à noter que ces enjeux représentent seulement les perspectives et les opinions des répondants interrogés (représentants des autorités sanitaires et hôpitaux). Le petit échantillon de l’enquête ne permet pas une généralisation jusqu’aux organes décisionnels des autorités sanitaires et hôpitaux concernant les listes de médicaments dans tout le Canada.

Rôle dans le système de soins de santé

Certains répondants percevaient les régimes d’assurance médicaments publics uniquement comme des bailleurs de fonds des médicaments plutôt que des bailleurs de fonds, des fournisseurs et des administrateurs de médicaments (p. ex., dans les hôpitaux). Les répondants ont attribué cet état de fait aux différences de cout des médicaments résultantes pour l’institution. En outre, ils ont déclaré que le remboursement partiel est une option pour les régimes d’assurance médicaments publics, mais pas pour les hôpitaux qui doivent soit payer le cout total des médicaments soit ne pas couvrir les médicaments du tout.

Facteurs influant sur le cout global de l’ajout d’un médicament à une liste

Les répondants ont affirmé que, en plus du prix du médicament, les hôpitaux et autorités sanitaires prennent aussi en considération le cout de gestion d’une maladie, comprenant les couts associés aux ressources humaines, les considérations éthiques, la qualité des soins, etc. Ainsi, ces considérations supplémentaires peuvent entrainer une augmentation ou une diminution du cout global associé à l’ajout d’un médicament à une liste d’un hôpital. Les répondants ont déclaré que ces facteurs additionnels se traduisaient par des différences entre les médicaments énumérés dans la liste des hôpitaux et ceux figurant dans la liste des régimes d’assurance médicaments publics. Par ailleurs, on pense également que des économies de couts de médicaments sont réalisées par le moyen de divers mécanismes au sein de diverses institutions, ce qui se traduit par une variation dans les listes.

Les répondants ont également déclaré que les couts des contrats hospitaliers pouvaient être significativement différents des couts des régimes d’assurance médicaments publics. Des contrats d’achat de médicaments différents (organismes de groupement d’achats) dans les établissements de soins secondaires créent également une incohérence des couts entre les listes des régimes d’assurance médicaments publics et celles des autorités sanitaires et des hôpitaux. Les répondants considèrent aussi cela comme une des raisons pour lesquelles les marques sous contrat fournies dans les hôpitaux peuvent ne pas être les marques couvertes par le régime d’assurance médicaments public. Selon un répondant, une solution possible à ce problème serait d’avoir une couverture pour l’« ingrédient » plutôt qu’une couverture pour la « marque ».

Processus décisionnel

Selon les répondants, les variations dans les processus décisionnels liés à l’utilisation des médicaments des autorités sanitaires, des hôpitaux, et des régimes d’assurance médicaments publics risquent d’influer sur les preuves à l’appui du processus décisionnel. Des preuves identiques risquent d’être interprétées selon des points de vue très différents, ce qui se traduit par des incohérences dans les listes. On pense également que les négociations de cout, comme les accords de liste de prix, peuvent prévaloir sur les preuves ou la recommandation du PCEM, rendant par là même l’alignement des listes des hôpitaux avec celles du régime d’assurance médicaments public difficile.

Un répondant a déclaré que certaines des raisons pour lesquelles les listes de médicaments des hôpitaux sont limitées seraient la volonté de favoriser les pratiques exemplaires en disposant des produits les plus efficaces dans le but d’apaiser les préoccupations liées à l’innocuité (par exemple, lorsque des produits ont une apparence ou des noms similaires), de limiter le nombre de produits que les praticiens doivent connaitre et de diminuer les stocks et les couts associés.

Un répondant est d’avis que les spécialistes dans les hôpitaux devraient modeler la pratique communautaire et non l’inverse. Toutefois, un autre répondant a exprimé ses inquiétudes quant à l’influence des médecins sur les décisions liées à l’utilisation des médicaments.

Le manque de communication entre les comités pharmaceutiques et thérapeutiques des petits et des grands hôpitaux représente un autre défi signalé par un répondant. Ce dernier a fait état des budgets limités des petits hôpitaux pour les médicaments. Toutefois, les hôpitaux d’enseignement majeurs continuent d’introduire de nouveaux médicaments couteux qui sont ensuite acheminés vers les petits hôpitaux. Les médecins des petits hôpitaux se fient aux spécialistes des hôpitaux d’enseignement. Cependant, lors du processus décisionnel lié à l’utilisation des médicaments, le pharmacien du petit hôpital d’enseignement se heurte au problème de devoir convaincre les médecins des petits hôpitaux de prescrire ces médicaments, puisque les médicaments concernés figurent sur la liste de l’hôpital d’enseignement majeur.

Mise en œuvre et ressources

Les répondants ont déclaré que la mise en place de nouveaux médicaments au sein des hôpitaux prenait du temps en raison des nombreuses politiques et procédures internes éventuelles devant être adaptées, par exemple, la formation du personnel, les commandes préimprimées, les politiques d’échange thérapeutiques, les systèmes d’achat, et les contrats. Cependant, on considère qu’une décision du régime d’assurance médicaments public est en vigueur dès qu’elle est annoncée.

Certains répondants ont également exprimé leurs préoccupations quant au délai entre la recommandation du PCEM et l’inscription du médicament à la liste du régime d’assurance médicaments public, qu’ils pensent être causé par la négociation des couts, autrement dit, les accords concernant le barème des prix. Les répondants ont affirmé que les problèmes d’inventaire (stockage, dates d’expiration) et les couts associés sont des préoccupations pour les hôpitaux. Par exemple, une autorité sanitaire responsable de plusieurs sites de soins de courte durée a déclaré que l’excès de produits périmés était susceptible d’entrainer un gaspillage si sa liste de médicaments est complètement alignée sur celle du régime d’assurance médicaments public provincial. Les répondants ont affirmé que les régimes d’assurance médicaments publics n’ont pas à répondre aux préoccupations telles que les dates de stockage ou d’expiration.

En ce qui concerne le soutien de ressources humaines dans le processus décisionnel lié à l’utilisation des médicaments, certains groupes d’examen au sein des hôpitaux effectuent cette tâche parmi d’autres et ne bénéficient pas forcément d’un personnel réservé à ce travail, contrairement aux régimes d’assurance médicaments publics.

Dans certaines régions, les régimes provinciaux et fédéraux (p. ex., le programme des Services de santé non assurés [SSNA]) peuvent être en vigueur. Les hôpitaux dans ces régions ont déclaré que l’alignement avec deux régimes d’assurance médicaments publics posait un défi, car leurs listes diffèrent également l’une de l’autre.

Mettant en évidence le défi administratif, un répondant d’un petit hôpital (dans un des territoires) a indiqué que l’hôpital dispose d’une clause au contrat lui permettant de commander des médicaments ne figurant pas sur la liste pour les patients hospitalisés. Toutefois, ils doivent s’organiser avec le médecin et le pharmacien communautaires du patient pour assurer la continuité des soins lorsque le patient continue son traitement une fois sorti de l’hôpital. Par conséquent, ce processus exige de connaitre le régime d’assurance médicaments du patient, d’amorcer le processus d’approbation avec la pharmacie communautaire, et de s’assurer de la disponibilité du médicament dans la pharmacie communautaire. Dans certains cas, cependant, on prescrira un médicament ne figurant pas sur la liste jusqu’à que la couverture et l’approbation soient établies en ambulatoire.

Type de produit

Un répondant a déclaré que les hôpitaux possèdent des produits à usage hospitalier uniquement qui ne figurent pas dans la liste de médicaments des régimes d’assurance médicaments publics, ce qui reflète les différentes considérations thérapeutiques liées au traitement dans les établissements de soins de courte durée. Par ailleurs, les spécialistes dans les centres de soins tertiaires doivent avoir accès aux nouvelles options thérapeutiques, et il est possible qu’ils aient recours à une utilisation non indiquée sur l’étiquette de certains médicaments pour les indications rares.

Les répondants ont également déclaré que la liste de médicaments des hôpitaux est plus restrictive pour les médicaments au sein d’une classe thérapeutique et que les échanges thérapeutiques ne sont pas employés dans les régimes d’assurance médicaments publics. Cette exigence a été attribuée à la norme d’Agrément Canada qui exige que les hôpitaux minimisent les chevauchements thérapeutiques, limitant ainsi les différentes puissances des produits fournis. Les répondants ont prétendu que des incohérences avec le régime d’assurance médicaments public étaient susceptibles d’avoir des effets sur la continuité des soins après le congé de l’hôpital.

Enjeux supplémentaires

Un répondant a signalé que le manque de ressources ne permettait pas de soutenir un seul processus équitable, même si on constate un soutien accru. Un autre répondant a soulevé des préoccupations quant à la répétition des tâches, étant donné que ces organes décisionnels relatifs à l’utilisation des médicaments ne savent pas forcément quand les autres organismes procèdent à des examens portant sur le même médicament. Un autre répondant a indiqué que la mise en œuvre régionale peut varier à travers le pays et parmi les institutions, selon des ressources financières et du nombre de spécialistes sachant utiliser certains médicaments et technologies non médicamenteuses de manière sécuritaire et efficace.

Résultats du Québec

Le répondant du Québec, un représentant de l’Institut national d’excellence en santé et en services sociaux (INESSS), a déclaré que l’INESSS connaissait l’ensemble des services et produits de l’ACMTS. Cependant, l’INESSS n’utilise pas particulièrement les produits de l’ACMTS dans son processus décisionnel lié à l’utilisation de médicaments. L’INESSS procède à l’évaluation des technologies de la santé et fait des recommandations au ministre de la Santé et des Services sociaux concernant les médicaments devant figurer sur les listes des hôpitaux, ainsi qu’au régime d’assurance médicaments provincial du Québec et à la Régie de l’assurance maladie du Québec (RAMQ). On compte entre cinq et dix employés à temps plein participant directement ou indirectement au processus d’examen de médicaments.

En ce qui concerne la collaboration entre les autorités sanitaires, les hôpitaux et le régime d’assurance médicaments provincial, le répondant a invoqué la Loi sur les services de santé et les services sociaux qui stipule :

Un établissement ne peut fournir que des médicaments qui apparaissent sur la liste dressée à cette fin par le ministre. Cette liste ne comprend que des médicaments qui ont reçu un avis de conformité du gouvernement fédéral pour des indications approuvées. Elle est mise à jour périodiquement après avoir considéré les recommandations formulées par l’Institut national d’excellence en santé et en services sociaux. La Régie de l’assurance maladie du Québec doit publier cette liste et chacune de ses mises à jour.8

Toutefois, la Loi comporte des dispositions permettant à un établissement au sein duquel un conseil de médecins, dentistes et pharmaciens est établi d’ajouter des médicaments autres que ceux figurant sur la liste (tel qu’indiqué dans la Loi susmentionnée) qui ont reçu un avis de conformité (AC) du gouvernement fédéral. Par ailleurs, les médicaments qui n’ont pas reçu d’avis de conformité peuvent également être ajoutés à la liste dans des circonstances exceptionnelles. Des autorisations et approbations préalables sont requises dans les deux cas.

Conclusion

Vingt-trois autorités sanitaires (fonctionnant à l’échelle provinciale, régionale ou de district) et hôpitaux partout au Canada ont été interrogés sur leur connaissance et leur utilisation des produits de l’ACMTS. Vingt organisations, comprenant au moins un intervenant dans chaque région, ont répondu. Tous les répondants connaissaient au moins l’un des produits et services de l’ACMTS. Les produits Programme commun d’évaluation des médicaments, Examen thérapeutique et Examen rapide se sont révélés être les plus connus et les plus couramment utilisés dans les processus décisionnels liés à l’utilisation des médicaments.

Les possibilités d’amélioration des produits de l’ACMTS pour soutenir davantage le processus décisionnel lié à l’utilisation des médicaments dans les hôpitaux et autorités sanitaires comprennent :

  • Les examens des produits à usage hospitalier uniquement
  • Les examens thérapeutiques de produits oncologiques
  • L’intégration des questions de continuité des soins, de paramètres éthiques et des pratiques exemplaires dans les examens.

Les répondants ont proposé un certain nombre de services concernant les produits à usage hospitalier uniquement :

  • Procéder à des examens des classes des produits à usage hospitalier uniquement, notamment des analyses économiques
  • Fournir de l’information sur les substitutions thérapeutiques
  • Fournir de l’information sur la façon dont les autres hôpitaux utilisent ces produits.

Bien que la majorité des répondants aient déclaré qu’ils connaissaient les produits et les types de données utilisées dans les examens des médicaments de l’ACMTS (voir le tableau 1), les suggestions qu’ils ont fournies pour l’amélioration des produits de l’Agence donnent à penser autrement (voir le tableau 5 et les notes en bas de page). Bon nombre des suggestions des répondants sur l’amélioration des produits et services de l’ACMTS (à l’exception de celles sur les produits à usage hospitalier uniquement) sont déjà incorporées dans les produits et services de l’Agence (voir les notes en bas de page du tableau 5). Cela indique que l’ACMTS a besoin de faire connaitre non seulement ses produits, mais aussi ses processus ― en particulier les types de données utilisées dans ses examens. Une telle prise de conscience est susceptible d’augmenter l’utilisation de ses produits et services dans le processus décisionnel lié à l’utilisation des médicaments des hôpitaux et autorités sanitaires.

L’enquête a révélé que les produits et services de l’ACMTS seraient particulièrement utiles dans les établissements où les ressources sont limitées, comme dans les petits hôpitaux, les hôpitaux situés dans les localités rurales et les autorités sanitaires et hôpitaux, dont les capacités de mener une évaluation des technologies de la santé sur place, sont limitées. Toutefois, les produits de l’ACMTS peuvent être tout aussi précieux pour les grandes organisations, comme le laisse entendre le répondant d’une autorité sanitaire provinciale qui utilise de plus en plus les produits de l’ACMTS pour prendre des décisions éclairées liées à l’utilisation des médicaments au sein de son organisation.

En ce qui concerne la collaboration et la cohérence dans le processus décisionnel lié à l’utilisation des médicaments, l’enquête indique que divers efforts continuent d’être déployés pour assurer la continuité des soins aux patients en prenant des décisions cohérentes liées à l’utilisation des médicaments. Certains de ces efforts (formels et informels) incluent la mise en place d’un seul comité pour prendre des décisions liées à l’utilisation des médicaments pour les régimes d’assurance médicaments publics et les hôpitaux provinciaux, en établissant une liste provinciale de médicaments à usage hospitalier unique et des groupes de travail ou comités consultatifs provinciaux, en réévaluant le rôle du comité pharmaceutique et thérapeutique ou en partageant les examens sur les médicaments entre les institutions. La majorité des répondants ont signalé que les hôpitaux et autorités sanitaires tenaient compte des régimes d’assurance médicaments publics pour prendre des décisions liées à l’utilisation des médicaments dans le but d’offrir des options thérapeutiques cohérentes aux patients.

Les répondants ont toutefois déclaré que l’alignement avec la liste des médicaments des régimes d’assurance médicaments publics présentait divers défis. Selon eux, ces défis se posent en raison des différences dans les rôles de ces institutions dans le système de santé, des facteurs qui influent sur le cout global de l’ajout d’un médicament à une liste, des processus décisionnels, des enjeux de la mise en œuvre et des ressources, et des types de produits. Il est à noter que les enjeux mentionnés représentent seulement le point de vue des autorités sanitaires et des hôpitaux interrogés. Par conséquent, ces observations ne peuvent être généralisées pour englober les organes décisionnels relatifs à l’utilisation des médicaments de plus grande envergure au sein des hôpitaux, autorités sanitaires ou régimes publics d’assurance médicaments. Ce rapport vise plutôt à cerner les tendances et explications potentielles portant sur la question de la « continuité des soins » et, plus important encore, à encourager une discussion entre les organes compétents.

Références

  1. Mittmann N, Knowles S. A survey of Pharmacy and Therapeutic committees across Canada: scope and responsibilities. Can J Clin Pharmacol [Internet]. 2009 [cité le 8 septembre 2014]; 16(1) : e171-e177. Accessible au : http://www.jptcp.com/pubmed.php?articleId=190
  2. Dean BB, Ko KJ, Graff JS, Localio AR, Wade R, Dubois RW. Transparency in evidence evaluation and formulary decision-making: from conceptual development to real-world implementation. P T [Internet]. Aout 2013 [cité le 8 septembre 2014]; 38(8) : 465-83. Accessible au : http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3814436
  3. Lapointe-Shaw L, Fischer HD, Newman A, John-Baptiste A, Anderson GM, Rochon PA, et coll. Potential savings of harmonising hospital and community formularies for chronic disease medications initiated in hospital. PLoS One [Internet]. 2012 [cité le 8 septembre 2014]; 7(6) : e39737. Accessible au : http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3383681
  4. Chua D, Chu E, Lo A, Lo M, Pataky F, Tang L, et coll. Effect of Misalignment between Hospital and Provincial Formularies on Medication Discrepancies at Discharge: PPITS (Proton Pump Inhibitor Therapeutic Substitution) Study. Can J Hosp Pharm [Internet]. Mars 2012 [cité le 8 septembre 2014]; 65(2) : 98-102. Accessible au : http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3329923
  5. Louis F. Developing a provincial hospital formulary: the New Brunswick experience...where innovation matters and efficiencies and impacts are being achieved [powerpoint slides on the Internet]. Miramichi (NB) : Horizon Health Network; 6 avril 2012. [cité le 9 aout 2014]. Accessible au : http://www.nhlc-cnls.ca/assets/Louis_Final.pdf
  6. One formulary, multiple benefits. Single provincial drug list enhances patient care and safety [news item on the Internet]. [Calgary] : Alberta Health Services; 17 juin 2010. [cité le 17 septembre 2014]. Accessible au : http://www.albertahealthservices.ca/2005.asp
  7. BC Health Authorities Formulary Initiative — update [Internet]. Surrey (BC) : Fraser Health; 27 septembre 2012. [cité le 17 septembre 2014]. Accessible au : http://pediatrics.med.ubc.ca/files/2012/10/BCHA-Formulary-Initiative-Update-Memo.27Sep2012.pdf
  8. CanLII [base de données sur l’Internet]. Ottawa : Institut canadien d’information juridique. Loi sur les services de santé et les services sociaux RLRQ c S-4.2, a 116; 2014 [citée le 17 septembre 2014]. Accessible au : https://www.canlii.org/fr/qc/legis/lois/rlrq-c-s-4.2/derniere/rlrq-c-s-4...

ANNEXE 1 : SONDAGE DE L’ANALYSE DE L’ENVIRONNEMENT DE L’ACMTS SUR L’UTILISATION DES MÉDICAMENTS À USAGE HOSPITALIER 

A. Connaissance des produits et servicesa de l’ACMTS dans les ASR, ASD et les hôpitaux

1. Quels produits, services et processus de l’ACMTS ci-dessous connaissez-vous?   

(Veuillez sélectionner tous les produits et services qui s’appliquent)

□ Différents types de produits/services offerts par l’ACMTS
□ Le processus de demande de produits/services de l’ACMTS
□ La façon dont l’ACMTS évalue les médicaments au moyen du processus du PCEM (c.-à-d., types de preuves utilisées, rigueur de la recherche)
□ La façon dont l’ACMTS accomplit les examens thérapeutiques/les projets d’utilisation optimale (c.-à-d., types de preuves utilisées, rigueur de la recherche)
□ La façon dont les produits/services de l’ACMTS sont utilisés dans le processus décisionnel lié à l’utilisation des médicaments des régimes d’assurance médicaments
□ La façon dont les produits/services de l’ACMTS sont utilisés dans le processus décisionnel lié à l’utilisation des médicaments des ASR, ASD et des hôpitaux

2. Quels produits, services et processus particuliers de l’ACMTS ci-dessous connaissez-vous?   (Veuillez sélectionner tous les produits et services qui s’appliquent)

□ Examen rapide
□ Analyse prospective
□ Analyse de l’environnement
□ Examen thérapeutique
□ Utilisation optimale
□ Programme commun d’évaluation des médicaments (PCEM)
□ Programme pancanadien d’évaluation des médicaments oncologiques (pCODR)

3. Savez-vous comment les régimes d’assurance médicaments utilisent les produits et services de

□ Oui
□ Non

B. Recours aux produits et services de l’ACMTS dans le processus décisionnel lié à l’utilisation des médicaments des ASR, ASD et hôpitaux

4. Utilisez-vous actuellement les des produits et services de l’ACMTS dans le processus décisionnel lié à l’utilisation des médicaments?

□ Oui (veuillez passer à la question 4a)
□ Non (veuillez passer à la question 4e)

a) Si oui, veuillez sélectionner les produits et services de l’ACMTS que vous avez utilisés au cours des 6 derniers mois :

□ Examen rapide
□ Analyse prospective
□ Analyse de l’environnement
□ Examen thérapeutique
□ Utilisation optimale
□ Programme commun d’évaluation des médicaments (PCEM)
□ Programme pancanadien d’évaluation des médicaments oncologiques (pCODR)

b) Si oui, à quelle fréquence avez-vous utilisé les produits et services de l’ACMTS au cours des 6 derniers mois?

□ 1-2 fois
□ 2-5 fois
□ 5-10 fois
□ > 10 fois
□ J’ai utilisé des produits et services de l’ACMTS dans le passé, mais pas au cours des 6 derniers mois.

c) Si oui, comment l’utilisation des produits et services de l’ACMTS a-t-elle influencé le processus décisionnel lié à l’utilisation des médicaments?

□ Utilisés comme unique ou principale ressource
□ Utilisés comme complément d’autres ressources disponibles (c.-à-d., examen des médicaments des hôpitaux, dossiers de présentation des fabricants, lignes directrices de la pratique clinique, etc.)
□ Rarement utilisés ou uniquement utilisés comme ressource mineure

d) Si oui, quels aspects des produits et services de l’ACMTS avez-vous utilisés pour vous aider dans le processus décisionnel lié à l’utilisation des médicaments? (veuillez sélectionner tous les produits et services qui s’appliquent)

□ Une liste des preuves disponibles issues de la recherche comme fondement de votre examen pour (c.-à-d., bibliographie)
□ Un examen des preuves issues de la recherche (examen systématique, métaanalyse, métaanalyse en réseau, évaluations des technologies de la santé)
□ Recommandations (inscription) portant sur une technologie médicamenteuse unique (c.-à-d., Programme commun d’examen des médicaments)
□ Recommandations de l’ACMTS portant sur les classes ou catégories de médicaments
□ Évaluation économique (p. ex., rentabilité, analyse d’impact budgétaire)
□ Information sur les technologies émergentes de la santé (p. ex., médicaments)
□ Autre_________________________________________

e) Si non, veuillez en fournir les raisons

5. Quelles autres sources fiables utilisez-vous pour vous aider le processus décisionnel lié à l’utilisation des médicaments, c.-à.-d., PubMed, Medline, bases de données internes, opinion d’experts? (Veuillez fournir la liste des sources)

C. Capacité des ressources

6. Combien de ressources humaines (c.-à.-d., nombre approximatif d’ETP) utilisez-vous actuellement (directement ou indirectement) pour soutenir le processus d’examen des médicaments par le comité pharmaceutique et thérapeutique?

□ 1-5
□ 5-10
□ 10-15
□ >15

7. Veuillez décrire toute initiative en cours que votre établissement pourrait entreprendre ou explorer pour soutenir davantage le processus d’examen des médicaments : D. Utilité des examens des produits à usage hospitalier uniquement entrepris par l’ACMTS

8. Comme l’ACMTS pourrait-elle améliorer ses produits et services pour répondre davantage aux besoins particuliers?

9. Quelle information sur les produits à usage hospitalier uniquement de l’ACMTS vous serait utile dans le processus décisionnel lié à l’utilisation des médicaments?

E. Collaboration et cohérence entre les listes de médicaments des ARS, ARD et hôpitaux et celles des régimes d’assurance médicaments provinciaux

10. De quelle façon les décisions relatives à l’utilisation des médicaments des régimes d’assurance médicaments provinciaux influencent-elles vos décisions dans ce domaine? (Veuillez sélectionner tous les items qui s’appliquent)

□ Un comité unique/coordonné (mandaté par la loi) visant à prendre des décisions relatives à l’utilisation des médicaments pour les régimes d’assurance médicaments publics provinciaux et les ARS, ARD et hôpitaux
□ Un comité unique/coordonné visant à prendre des décisions relatives à l’utilisation des médicaments pour les régimes d’assurance médicaments publics provinciaux et les ARS, ARD et hôpitaux, mais NON mandaté par la loi
□ Les représentants des régimes d’assurance médicaments publics provinciaux participant au comité pharmacologique et thérapeutique/des médicaments à usage hospitalier
□ Des listes des médicaments des régimes d’assurance médicaments publics utilisées comme ressource pour les examens des listes des médicaments des ARS/ARD/hôpitaux
□ Les processus indépendants (c.-à-d., aucune collaboration avec les régimes d’assurance médicaments publics provinciaux)
□ Autre (veuillez préciser)

11. Avez-vous des politiques formelles ou processus informels en place ou des initiatives en cours visant à vous aligner avec les recommandations des régimes d’assurance médicaments publics provinciaux?

□ Non
□ Oui (Si oui, veuillez donner des détails sur la politique/processus ou initiative en cours)

12. Quels défis avez-vous relevés au sein de votre territoire concernant l’alignement des listes de médicaments des hôpitaux à celles des régimes d’assurance médicaments provinciaux?

ANNEXE 2 : RENSEIGNEMENTS SUR LES RÉPONDANTS AU SONDAGE

Organisations représentées par les répondants Échelle opérationnelle Région desservie
Province Organisme

Territoires du Yukon

Yukon Hospital Corporation

Territoriale

Éloignée

Territoires du Nord-Ouest

Stanton Territorial Health Authority

Régionale

Éloignée

Nunavut

Gouvernement du Nunavut, Qikiqtani General Hospital

Milieu hospitalier

(au moyen de la télépharmacie)

Éloignée

Colombie-Britannique

autorités sanitaires de la Colombie-Britannique

Provinciale

Urbaine et rurale

Lower Mainland Pharmacy Services

(Autorité sanitaire Fraser, Providence Health Care, Autorité sanitaire provinciale et Vancouver Coastal Health)

Régionale

Urbaine et rurale

Island Health et

autorités sanitaires de la Colombie-Britannique

Régionale et

provinciale

Urbaine et rurale

Alberta

Services de santé de l’Alberta

Provinciale

Urbaine et rurale

Saskatchewan

Regina Qu’Appelle Health Region

 Régionale

Urbaine et rurale

Saskatoon Health Region

Régionale

Urbaine et rurale

Heartland Health Region

Régionale

Rurale

Manitoba

Winnipeg Regional Health Authority

Régionale

Urbaine

Interlake-Eastern Regional Health Authority

Régionale

Rurale

Ontario

 

North West Telepharmacy Solutions, dessert

St Francis Memorial Hospital

Milieu hospitalier

(au moyen de la télépharmacie)

Rurale

Queensway-Carleton Hospital

Milieu hospitalier

Urbaine

London Health Sciences Centre

Milieu hospitalier

Urbaine

Québec

Institut national d’excellence en santé et en services sociaux (INESSS)

Provinciale

Urbaine et rurale

Nouveau-Brunswick

Comité pharmaceutique et thérapeutique provincial — Réseau de santé Horizon et Réseau de santé Vitalité

Provinciale

Urbaine et rurale

Nouvelle-Écosse

Capital District Health Authority

District

Urbaine

Île-du-Prince-Édouard

Santé Î.-P.-É.

Provinciale

Urbaine et rurale

Terre-Neuve-et-Labrador

Eastern Health

Provinciale/régionale

Urbaine et rurale

Annexe 3 : Tableau récapitulatif des produits et services de l’ACMTSa

Type de produit Description Délai d’exécution approximatifb
Examen rapide Objectif : fournir une liste ou un examen des meilleures preuves disponibles pour combler un besoin urgent de prise de décision.
Format final : un rapport concis en format PDF. Certains de ces rapports sont accompagnés d’un compte-rendu d’une page (en formats HTML et PDF).
De 5 jours ouvrables à 6 mois, selon la portée
Analyse de l’environnement Objectif : donner un aperçu de la façon dont une technologie de santé est utilisée à l’étape de l’adoption et du développement précoce. Elle peut également aborder les enjeux politiques, ainsi que les enjeux liés à la pratique et à la recherche se rapportant aux technologies établies. Elle repose essentiellement sur une recherche de littérature grise ou de sondages.
Format final : un rapport en formats PDF et HTML de 4 à 40 pages.
1 à 3 mois
Analyse prospective Objectif : donner un aperçu des enjeux concernant les technologies de la santé nouvelles et en émergence qui ne sont pas encore très répandues au Canada.
Format final : un bulletin concis de 4 à 12 pages accessible en anglais et en français, validé par des experts cliniques externes.
4 à 8 mois
Programme commun d’évaluation des médicaments de l’ACMTS (PCEM) Objectif : fournir une liste de recommandations sur l’utilisation des médicaments à tous les régimes d’assurance médicaments publics financés par les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux, à l’exception du Québec. Réduire les doublons de façon à maximiser l’utilisation des ressources et d’expertise limitées, et à améliorer la cohérence et la qualité des examens de médicaments.
Format final : rapport clinique et économique, rapport des recommandations et compte-rendu des demandes de conseils.
5 à 7 mois
Programme pancanadien d’évaluation des médicaments oncologiques (pCODR) Objectif : fournir la liste des recommandations pour l’utilisation des médicaments oncologiques aux organismes de lutte contre le cancer et à tous les régimes d’assurance médicaments publics du Canada financés par les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux, à l’exception du Québec. Pour apporter cohérence et clarté à l’évaluation des médicaments contre le cancer.
Format final : rapport des recommandations, rapports de conseils cliniques et économiques et rapports de la recommandation initiale et de la rétroaction.
8 à 8 mois
Examen thérapeutique Objectif : passer en revue les preuves concernant un nouveau médicament, une classe thérapeutique, une catégorie de médicaments ou des médicaments pour une indication précise. Il est conçu pour coïncider avec une demande d’évaluation auprès du PCEM et, par conséquent, il renferme de l’information utile pour l’examen d’une demande d’évaluation, les recommandations d’inscription et les décisions du régime d’assurance médicaments.
Format final : rapport scientifique et rapport des recommandations. Des énoncés, conseils et outils de soutien peuvent être inclus.
6 à 9 mois
Utilisation optimale Objectif : fournir un examen détaillé d’une technologie de la santé (médicaments ou dispositif) visant à encourager la prescription, l’achat et l’utilisation optimale. La technologie de la santé sélectionnée figure généralement commercialisée depuis un certain temps.
Format final : un rapport clinique, un rapport économique, un rapport des recommandations et des outils de soutien. Une pratique actuelle et un rapport d’usage courant peuvent être inclus.
6 à 9 mois

aCe tableau récapitulatif a été mis à jour le 3 juin 2014.

bIl s'agit du délai d’exécution approximatif à partir du point de raffinement du thème. Il est possible d’adapter ces produits pour répondre aux besoins et échéanciers du demandeur, et ils sont tributaires de la qualité et de la quantité de la littérature publiée. Les délais d’exécution sont assujettis à la capacité et aux projets en cours de l’ACMTS. L’échéancier sera négocié entre un représentant de l’ACMTS et le demandeur au moment du raffinement du thème.

À propos de ce document

Citer comme suit : Pant S, Sherwood V et Chelak K. Processus décisionnel lié à l’utilisation des médicaments en milieu hospitalier Ottawa : Agence canadienne des médicaments et des technologies de la santé, 2015. (Analyse de l’environnement; Numéro 47).

L’ACMTS assume l’entière responsabilité de la forme et du contenu définitifs du présent document. Les déclarations et les conclusions de cette analyse de l’environnement sont celles de l’ACMTS.

La production de ce rapport a été rendue possible grâce à l’apport financier de Santé Canada et des gouvernements d’Alberta, de la Colombie-Britannique, du Manitoba, du Nouveau-Brunswick, de Terre-Neuve-et-Labrador, des Territoires du Nord-Ouest, de la Nouvelle-Écosse, du Nunavut, de l’Île-du-Prince-Édouard, de la Saskatchewan et du Yukon. L’ACMTS assume l’entière responsabilité de la forme finale et du contenu de ce rapport. Les opinions exprimées ici ne représentent pas forcément le point de vue de Santé Canada ou des gouvernements provinciaux ou territoriaux.

Avis de non-responsabilité : Le Service d’analyse de l’environnement offre de l’information aux planificateurs et aux prestataires de services de santé au Canada. Les produits d’information du Service d’analyse de l’environnement sont issus d’une recherche documentaire restreinte, ce ne sont pas des études méthodiques exhaustives. L’objectif consiste à produire des synthèses d’information sur des sujets précis dans les délais impartis. L’information offerte par le Service d’analyse de l’environnement fait office de complément d’information à d’autres renseignements et considérations sur le sujet. Elle ne vient pas remplacer l’avis ou l’opinion en bonne et due forme d’un médecin et elle ne constitue pas une recommandation favorable ou défavorable sur une technologie de la santé en particulier. Le lecteur est prié de ne pas assimiler l’absence de données probantes rigoureuses à l’absence d’efficacité clinique de la technologie en question, particulièrement s’il s’agit d’une technologie nouvelle ou émergente au sujet de laquelle l’information est encore rare, mais qui pourrait se révéler néanmoins efficace. Bien que l’ACMTS ait tout mis en œuvre pour veiller à l’exactitude, à l’exhaustivité et à l’actualité du rapport, elle décline toute responsabilité à cet égard, comme elle ne saurait être tenue responsable des pertes ou des dommages découlant de l’usage de l’information contenue dans le présent rapport. Droit d’auteur : L’information présentée ici est protégée par un droit d’auteur. Elle peut être reproduite à des fins non commerciales à condition que l’ACMTS soit dument mentionnée. Liens : Le présent rapport peut renfermer des liens à de l’information dans le site Web de tiers sur Internet.

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