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Utilisation de localisateurs GPS pour les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer ou d’une maladie apparentée

septembre 2016


Sommaire

  • L’errancea est un comportement courant chez les gens atteints de la maladie d’Alzheimer ou d’une maladie apparentée, mais la déficience cognitive peut les désorienter et les faire se perdre.
  • Les dispositifs de localisationb qui utilisent le GPS (« global positioning system », ou système de localisation mondial) sont des technologies d’aide qui peuvent soutenir la « marche sécuritaire » en alertant les aidants lorsqu’une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer ou d’une maladie apparentée erre en dehors d’un secteur désigné, et fournit les coordonnées géographiques afin que la personne puisse être retrouvée facilement.
  • Puisque les dispositifs de localisation sont une forme de surveillance, le fait de les utiliser soulève des questions éthiques et légales concernant la vie privée et l’autonomie, mais les gens souffrant de la maladie d’Alzheimer ou d’une maladie apparentée et leurs aidants croient que les avantages potentiels surpassent les préjudices éventuels.
  • Les dispositifs de localisation pourraient réduire le temps requis pour retrouver des personnes portées disparues qui sont atteintes de la maladie d’Alzheimer ou d’une maladie apparentée et par le fait même réduire les couts associés à leur recherche et aux opérations de sauvetage.
  • Les dispositifs de localisation pourraient accroitre l’indépendance, l’autonomie et la liberté de certains individus atteints de la maladie d’Alzheimer ou d’une maladie apparentée en phase légère ou modérée, et réduire l’anxiété et le stress des aidants.
  • Les preuves sur le rapport cout-efficacité des dispositifs de localisation sont encore à établir.

Note :
a Dans ce bulletin, nous utilisons le terme courant « errance ». Néanmoins, une récente étude canadienne suggère qu’au lieu des termes « errance et errant », qui donnent au comportement un caractère pathologique, il serait préférable d’utiliser des termes comme « individus qui aiment marcher » ou « voyageur » qui font référence à la personne plutôt qu’à la démence1.

b Le terme « dispositif de localisation » est utilisé plutôt que les termes « système de repérage » ou « système de balisage » qui ont aussi des connotations négatives4-6.


Contexte

La démence est un terme générique sous lequel sont regroupées plusieurs maladies qui affectent les fonctions cognitives, comme le raisonnement, la parole, la capacité à traiter l’information et la mémoire2,3.

Une des caractéristiques comportementales des gens atteints de la maladie d’Alzheimer ou d’une maladie apparentée est « l’errance3 ». Cela peut inclure une déambulation, des va-et-viens (marche répétitive couvrant de grandes zones), une marche aléatoire sans tracé défini ou de façon répétitive, un parcours direct d’un lieu à un autre, ou encore une fugue1,7. L’errance peut survenir pendant le jour ou la nuit pour plusieurs raisons; par exemple en réaction au confinement, à la douleur, à la faim ou à la soif, ou encore par ennui8-10.

La mobilité et la liberté de marcher en plein air sont des aspects importants dans le maintien d’une bonne qualité de vie11,12. L’errance permet de faire de l’exercice physique, d’avoir un sentiment d’autonomie personnelle et d’avoir des contacts sociaux4,10,11,13-15. Le fait que les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer ou d’une maladie apparentée puissent participer à des activités extérieures peut diminuer quelque peu le stress vécu par leurs aidants11. Mais lorsque leur maladie progresse et que leur mémoire est altérée, les individus atteints de la maladie d’Alzheimer ou d’une maladie apparentée peuvent se perdre, même dans des lieux qui leur sont familiers16.

Par conséquent, les individus atteints de la maladie d’Alzheimer ou d’une maladie apparentée peuvent manquer à l’appel ou vivre des incidents dangereux lorsqu’ils quittent la maison seuls et qu’ils sont incapables de retrouver leur chemin8,15,17. Les individus atteints de la maladie d’Alzheimer ou d’une maladie apparentée peuvent aussi se perdre lorsqu’ils conduisent ou qu’ils prennent le transport en commun — situations où de plus vastes territoires doivent être couverts lorsqu’on les recherche8,17.

Les individus atteints de la maladie d’Alzheimer ou d’une maladie apparentée qui errent présentent un risque élevé de blessures et de mort liés à des accidents de la route, à l’hypothermie, à la déshydratation, aux chutes, aux fractures et à la noyade6,7,14-16,18,19. Ils sont aussi plus sujets à être mis sous sédatifs, à subir une contention physique, à être mal nourris ou à perdre du poids et à être admis dans des établissements de soins de santé5,6,13,19.

La maladie d’Alzheimer ou les maladies apparentées imposent aussi un fardeau sur les aidants naturels de leur famille et entraine des couts sociaux et médicaux substantiels20. Ces couts peuvent être associés aux services de police et de premiers répondants lorsqu’il faut chercher une personne disparue21. En 2013 à Toronto, par exemple, les services d’urgence ont répondu à approximativement 1 200 appels (cinq à sept appels par jour) d’aidants d’individus atteints de la maladie d’Alzheimer ou d’une maladie apparentée qui avaient été portés disparus22. Dans le cadre du projet d’appareil personnel de localisation de l’Alberta (Alberta Locator Device Project), la Gendarmerie royale du Canada de Grande Prairie (GRC) a estimé qu’entre sept et 15 des 257 personnes portées disparues en 2014 étaient des individus atteints de la maladie d’Alzheimer ou d’une maladie apparentée23.

Les dispositifs de localisation peuvent :

  • assister les aidants et les premiers répondants pour qu’ils localisent rapidement la personne qui erre et qu’ils assurent sa sécurité24;
  • procurer un sentiment de sécurité aux individus atteints de la maladie d’Alzheimer ou d’une maladie apparentée et leur donner plus d’autonomie24;
  • rassurer les aidants et diminuer leur anxiété13.


La technologie

Il existe deux principaux types de technologies de dispositifs de localisation :

GPS — Dispositif électronique de repérage d’un individu utilisant un transmetteur pour envoyer un signal à un réseau de satellites de télécommunication, qui transmettent ensuite le signal par l’entremise des réseaux de téléphonie mobile vers l’ordinateur ou l’appareil mobile de l’aidant, ou encore vers un centre d’appel. Puisqu’ils utilisent des satellites, les dispositifs GPS peuvent localiser une personne sur de vastes régions, théoriquement n’importe où sur la planète où un signal satellite peut se rendre. Certains systèmes intègrent des technologies supplémentaires (comme le GPS assisté [A-GPS] ou Bluetooth) afin de diminuer le temps de repérage et la précision de la localisation dans les zones où les signaux satellites peuvent être limités par divers facteurs, comme par les gratte-ciels. Les dispositifs GPS peuvent aussi être utilisés pour mettre en place des frontières virtuelles ou des « barrières géographiques virtuelles » qui envoient une notification lorsque l’usager sort d’une zone désignée sécuritaire13,25. Des exemples de localisateur GPS offerts au Canada sont présentés au tableau 1.

Radiofréquence (RF) — Repère la localisation d’un individu en utilisant un émetteur d’ondes radio qui peuvent être captées par une antenne. La nature des ondes radio limite leur utilisation à des zones géographiques relativement restreintes26.

Ce bulletin résume les preuves récentes en matière de technologies de repérage GPS. Ces technologies comprennent des téléphones cellulaires spécialisés, des montres, des bracelets de poignets ou de chevilles et des semelles de chaussures27. Ces dispositifs peuvent être avantageux pour certains individus atteints de la maladie d’Alzheimer ou d’une maladie apparentée (tant ceux qui résident à la maison que ceux vivant en foyer d’accueil spécialisé) et pour leurs aidants7.

Plusieurs dispositifs de repérage GPS sont offerts sur le marché, mais seulement quelques-uns d’entre eux ont été évalués par les récentes études publiées qui sont résumées dans ce bulletin. Le Ontario Locating Technology Project réalisé en 2006 a relevé 26 technologies ou services de localisation28. Plusieurs de ces dispositifs n’existent plus ou ont été supplantés : tout comme les technologies de la communication, il s’agit d’un domaine en rapide évolution.

Toutes les technologies de localisation GPS reposent sur une personne — la plupart du temps un aidant, mais parfois aussi un centre d’appel — qui doit être disponible pour surveiller et répondre aux alertes, pour vérifier comment va l’individu et pour faire en sorte de le ramener à sa résidence4.

Tableau 1 : Exemples de dispositifs de localisation GPS offerts au Canada

Marque de commerce Site web du fabricant/distributeur Description Cout (Prix et frais mensuels)a

Localisateur GPS TRiLOC (et le dispositif de localisation en intérieur BlueBeacon qui utilise la technologie Bluetooth et qui est destiné à l’usage en combinaison avec le TRiLOC pour fournir des données supplémentaires de localisation [à l’intérieur] lorsque les signaux GPS ne sont pas disponibles)

SafeTracks GPS Canada
safetracksgps.ca

Bracelet

349,99 $ + 49,95 $ par mois + frais d’activation29

TRiLOC est aussi disponible en location à 69,95 $ par moisb.

ST200 PRIME

SafeTracks GPS Canada
safetracksgps.ca

Unité de téléphone cellulaire; peut être porté sur un cordon ou à la ceinture, ou transporté dans un sac à main ou une pochette

249,95 $ + 49,95 $ par mois + frais d’activation29

SmartSoles

SafeTracks GPS Canada
safetracksgps.ca

Semelles de chaussures

349,00 $ + 49,95 $ par mois + frais d’activation29

SafeLink GPS 2G Watch

SafeLink GPS
safelinkgps.com

Montre

199,99 $ + 26,99 $ par mois

SafeLink GPS 2G Tracker

SafeLink GPS
safelinkgps.com

Unité de téléphone cellulaire; peut être porté sur un cordon ou à la ceinture, ou transporté dans un sac à main ou une pochette

199,99 $ + 26,99 $ par mois

SafeLink GPS 3G Tracker

SafeLink GPS
safelinkgps.com

Comme le 2G Tracker, mais comporte des fonctions supplémentaires comme appel vocal, meilleure couverture et détection de chutes

259,99 $ + 34,99 $ par mois (supplément pour la fonction vocale)

PAL Wandering Prevention System

Blackridge Solutions, North Vancouver, C.-B.
blackridgesolutions.com/wandering-prevention.html

Montre

380 $ par année + 45 $ par mois (ou 500 $ en plan de service annuel)

C.-B. = Colombie-Britannique; GPS = système de localisation mondial ou global positioning system.
a À moins d’indication contraire, les couts présentés proviennent du site web de l’entreprise.
b Source : Vince Morelli, SafeTracks GPS Canada, Red Deer, Alberta : entretien personnel, 4 juill. 2016.


Statut règlementaire

Au Canada, les dispositifs de localisation GPS ne sont pas considérés comme des dispositifs médicaux selon la Loi sur les aliments et drogues. Ainsi, ils ne sont pas régis par Santé Canada. Ils sont plutôt traités comme un produit de consommation sous la Loi canadienne sur la sécurité des produits de consommation (Bureau des matériels médicaux de Santé Canada, Ottawa, ON : entretien personnel, 18 mai 2016). La certification canadienne et les exigences règlementaires en matière de technologies de communication pourraient s’appliquer aux dispositifs de localisation GPS. Sans égard à leur classification règlementaire, les dispositifs de localisation sont des technologies d’assistance qui « aident les individus à gérer les risques associés à une vie autonome » 30.


Groupe cible

La maladie d’Alzheimer est le type de démence le plus répandu; elle affecte environ 63 % des individus atteints de démence évolutive31. Les autres types sont la démence vasculaire (causée par une diminution du flux sanguin au cerveau), la maladie de Parkinson et la démence à corps de Lewy31.

La Société Alzheimer du Canada estime que plus de 564 000 Canadiens sont atteints de démence32. On croit que ce chiffre fera plus que doubler au cours des 20 prochaines années avec le vieillissement de la population21,31,32. Une prévision établie en 2008 estimait à environ 103 700 nouveaux cas de démence par année au Canada, et prévoyait que cela augmenterait à 257 800 nouveaux cas par année d’ici 203831. Le nombre croissant d’individus atteints de démence signifie également une croissance correspondante du nombre d’aidants qui seront nécessaires33.

Les estimations de la prévalence de l’errance chez les individus atteints de la maladie d’Alzheimer ou d’une maladie apparentée varient considérablement — cela est sans doute dû d’une part à l’existence de différentes définitions de l’errance et d’autre part au fait que les recherches portent chacune sur différents stades de la démence24. Les études publiées estiment que de 12 % à 60 % des individus atteints de démence s’adonneront à l’errance et se perdront à un moment ou à un autre, et qu’environ 5 % de ces individus erreront et se perdront de façon répétée6,13,18,21,34-36. Cependant, un examen systématique récemment réalisé relève le manque d’informations fiables sur la nature et la prévalence des incidents critiques d’errance14.

Les services de santé de l’Alberta estiment que 60 % des individus atteints de la maladie d’Alzheimer ou d’une maladie apparentée qui vivent dans la communauté pourraient s’adonner à l’errance37. Néanmoins, dans le cadre du récent projet Alberta Locator Device Project, seulement 11 % à 13 % des participants ont eu des manifestations d’errance ou des incidents de disparition30.

Ce ne sont pas tous les individus atteints de la maladie d’Alzheimer ou d’une maladie apparentée qui errent ou qui peuvent tirer avantage d’un localisateur GPS. Bien que ces dispositifs puissent être utiles pour les individus qui en sont aux premiers stades de la maladie d’Alzheimer ou d’une maladie apparentée — et pour leur aidant — pour ceux qui en sont à un stade avancé de la maladie, la marche non supervisée peut être dangeureuse13. Une étude britannique réalisée auprès de 99 aidants a relevé que seulement environ 7 % des individus atteints de la maladie d’Alzheimer ou d’une maladie apparentée qui étaient sous leurs soins avaient bénéficié d’un dispositif de localisation au moment de l’enquête, alors qu’un autre 11 % aurait bénéficié de ce dispositif plus tôt dans l’évolution de leur maladie6.

Bien que ce bulletin s’intéresse aux dispositifs de localisation GPS par les individus atteints de la maladie d’Alzheimer ou d’une maladie apparentée, il apparait que ces dispositifs pourraient aussi être utiles pour les enfants et les adultes atteints d’autisme et d’autres troubles cognitifs27.


Pratique actuelle

Identifier et examiner les causes de l’errance sont les premières actions recommandées lors de la planification des soins10. Des moyens de contentions et des barrières (physiques ou médicamenteuses) ont été utilisés pour prévenir l’errance, mais ces moyens peuvent causer des effets indésirables, comme des ulcères de pression, la sédation, les chutes et l’augmentation de l’anxiété24.

Les pratiques cliniques actuelles visent à reconnaitre et à maximiser l’autonomie des individus atteints de la maladie d’Alzheimer ou d’une maladie apparentée tout en assurant leur sécurité13,19. La musique, la marche et d’autres programmes d’exercice; l’accès à des endroits sécuritaires en plein air; et les architectures favorables aux gens atteints de la maladie d’Alzheimer ou d’une maladie apparentée afin de rendre les environnements institutionnels plus intéressants et plus agréables pourraient aussi réduire l’errance1,10,19,36.

Au Canada, les programmes qui travaillent avec le maintien de l’ordre public, les services sociaux et les autres organismes qui font les recherches pour les personnes disparues atteintes de la maladie d’Alzheimer ou d’une maladie apparentée et d’autres maladies cognitives sont MedicAlert Sécu-Retour (Canada)38, le programme de l’Ontario Trouver votre chemin35 et le projet Lifesaver.39

MedicAlert Sécu-Retour est un programme de partenariat entre la Société Alzheimer du Canada et la fondation MedicAlert Canada. En échange d’un montant annuel de 60 $, l’individu atteint la maladie d’Alzheimer ou d’une maladie apparentée reçoit un bracelet d’identification MedicAlert sur lequel est gravé le numéro de la ligne d’urgence de MedicAlert. Si l’individu est retrouvé ou qu’il est porté disparu, les premiers répondants peuvent appeler la ligne d’urgence et accéder à des informations de nature médicale ou concernant l’urgence (http://www.alzheimer.ca/en/Living-with-dementia/Day-to-day-living/Safety...).

Certains services de police et organismes de charité au Canada participent au projet Lifesaver. Cet organisme américain travaille en collaboration avec les services de police et les services d’urgence pour retrouver des personnes portées disparues. Son programme est destiné à aider tout individu qui s’adonnerait à l’errance (les individus atteints d’autisme, comme ceux atteints de la maladie d’Alzheimer ou d’autres maladies cognitives). Les usagers portent au poignet ou à la cheville un bracelet qui émet un signal de RF. Le service de police régional de York utilise la technologie de localisation par RF du projet Lifesaver depuis 2006. La technologie repose toujours sur des aidants pour alerter la police si quelqu’un est disparu. La plupart des participants au projet Lifesaver sont retrouvés dans les 30 minutes de l’appel au 911 à l’aide du dispositif de localisation (Chris Plante, service de police régional de York, Aurora, Ontario : entretien personnel, 24 mai 2016). Seuls les dispositifs de localisation achetés par l’entremise du projet Lifesaver sont intégrés au programme. Le cout du dispositif de l’émetteur radio utilisé dans le cadre du projet Lifesaver est de 300 $ CAN et la pile de remplacement est offerte à 10 $ par mois (dans certains endroits, les organismes de charité ou les organismes subventionnaires peuvent couvrir une partie ou l’ensemble des couts)39-41. Le projet Lifesaver a récemment ajouté une montre GPS à ses options de service42.

Un examen réalisé en 2013 concernant les programmes de localisation sans GPS aux États-Unis, comme MedicAlert et le projet Lifesaver, a conclu que des études supplémentaires sur l’efficacité de tels programmes seraient nécessaires14.


Les preuves

Le Alberta Locator Device Project (2015) est l’étude canadienne la plus récente portant sur l’utilisation de ce type de dispositifs23,30. Le projet a suivi 45 dyades (individus atteints de la maladie d’Alzheimer ou d’une maladie apparentée et leur aidant) recevant des services de soins à domicile en milieu rural (Grande Prairie, n = 14) et urbain (Calgary, n = 31) appuyés par les services de santé de l’Alberta. Les participants atteints de la maladie d’Alzheimer ou d’une maladie apparentée étaient âgés en moyenne de 76 ans et présentaient un risque modéré d’errance (mesuré selon l’Échelle révisée de déambulation d’Algase [version de la communauté])23. Tous les participants recevaient des soins à domicile; la plupart (70 %) vivaient avec leur conjoint ou un autre aidant naturel, et 22 % vivaient seuls23.

Trois types de dispositifs de localisation étaient utilisés dans l’étude : ST200 Prime, SmartSole et TRiLOC. Les participants utilisaient leur dispositif GPS en moyenne durant 5,8 mois23. Environ la moitié des participants ont utilisé leur dispositif GPS tous les jours, principalement pour marcher ou pendant d’autres activités réalisées hors de la maison. En plus des journaux hebdomadaires de leur expérience tenus par les aidants, des groupes de discussion étaient organisés avec des aidants et des intervenants (comme des représentants de la Société Alzheimer de l’Alberta et des Territoires du Nord-Ouest et les services de police) à la fin du projet.

La convivialité des dispositifs de localisation était évaluée comme élevée par les dyades. La plupart (89 %) ont affirmé qu’ils seraient d’accord pour payer les couts d’un dispositif de GPS; cependant, 75 % croyaient que les fonds gouvernementaux devraient couvrir ce service23. Bien que la plupart des aidants n’aient pas fait mention de problèmes associés à l’utilisation des dispositifs, certains ont signalé des problèmes de recharge (ou l’oubli de recharger) du dispositif, de port du dispositif par le récipiendaire des soins, de fausses alarmes en raison des barrières géographiques virtuelles et de l’inconfort associé au port d’un des dispositifs23.

Il a été conclu, dans le cadre du Alberta Locator Device Project, que :

  • Les dispositifs de localisation devraient être un service de base offert pour les soins à domicile et comme service de soutien à la vie quotidienne, et qu’ils devraient être fournis à un stade précoce de la maladie d’Alzheimer ou d’une maladie apparentée afin que les individus atteints participent aux décisions concernant leur utilisation.
  • Le cout des dispositifs de localisation et les frais de télécommunications associés devraient être considérés pour remboursement par le système de santé publique ou par d’autres subventionnaires, selon la capacité de payer des usagers.
  • Les aidants devraient être responsables de la surveillance, mais les premiers répondants et les autres intervenants pourraient faciliter l’accès aux dispositifs GPS pour ceux qui en auraient besoin.
  • Les individus souffrant d’autres troubles cognitifs (comme l’autisme) pourraient aussi bénéficier de ces dispositifs.

Deux recommandations supplémentaires ont été faites :

  • Les gens concernés devraient collaborer avec les services de police afin de recueillir des données sur le nombre de personnes disparues atteintes de la maladie d’Alzheimer ou d’une maladie apparentée;
  • Une étude menée à long terme devrait être entreprise concernant le rapport cout-efficacité de l’utilisation des dispositifs de localisation, en s’attardant entre autres à l’impact de cette technologie sur l’utilisation et sur les couts des services de santé et des services de premiers répondants23,30.

Dans le projet Alberta Locator Device Project, de fausses alarmes selon les barrières virtuelles étaient fréquentes et les mesures à l’intérieur étaient peu précises en comparaison aux mesures à l’extérieur, mais l’ajout de la technologie Bluetooth pourrait réduire le nombre de fausses alarmes et améliorer les résultats en contexte intérieur30.

Avant le début du projet Alberta Locator Device Project, plusieurs participants requéraient régulièrement l’aide de la police pour retrouver un membre de leur famille atteint de la maladie d’Alzheimer ou d’une maladie apparentée. Au cours de l’étude, alors que les dispositifs GPS étaient utilisés, les services de police n’ont jamais été contactés à cette fin30.


Autres études

D’autres études récentes portant sur les dispositifs de localisation GPS sont résumées ci-dessous par la présentation des trois principaux résultats.

Temps requis pour localiser une personne portée disparue

Une étude de simulation réalisée en 2016 et financée par le Département des anciens combattants des États-Unis a évalué le temps requis pour localiser une personne portée disparue (jeux de rôle joués par des chercheurs) dans divers scénarios extérieurs en utilisant trois dispositifs de localisation à RF disponibles sur le marché et quatre dispositifs GPS26. Chacun des dispositifs a été testé trois fois dans chacun des scénarios (ouvert, boisé et urbain). Deux tests de dispositifs (un avec RF et l’autre avec GPS) ont failli à la tâche de retrouver la personne portée disparue en moins de 25 minutes, mais, dans l’ensemble, les dispositifs GPS étaient pratiquement deux fois plus efficaces que les autres à retrouver rapidement la personne errante et leur performance a été supérieure sur les grandes distances. Les dispositifs RF étaient limités par la portée de leurs ondes; cependant, l’étude n’a pas testé les dispositifs en mode intérieur, contexte dans lequel les dispositifs RF auraient pu présenter de meilleures performances26.

Une étude britannique réalisée en 2014 a examiné la faisabilité de conduire un essai randomisé contrôlé des dispositifs de localisation GPS pour les individus atteints de la maladie d’Alzheimer ou d’une maladie apparentée13. L’étude pilote a utilisé différents types de services GPS, mais les responsables ont conclu que les principales différences résidaient dans leur format et la durée de vie de la pile13. Bien que cette étude était de taille restreinte (12 participants et leur aidant) et qu’elle reposait sur l’estimation de l’aidant, il s’est trouvé que l’utilisation de la technologie GPS avait réduit le temps passé à rechercher les personnes portées disparues13.

Le projet SOFT (Satellite Option Finding Technology), un projet pilote réalisé en 2012 par le Service de police régional de Halifax, a testé des dispositifs GPS auprès de 10 individus atteints de la maladie d’Alzheimer ou d’une maladie apparentée pendant une année complète43. Le rapport de cette étude n’a pas encore été publié, mais le principal instigateur du projet a relevé une diminution du temps et du nombre d’employés affectés à effectuer des recherches pour des personnes portées disparues qui sont atteintes de la maladie d’Alzheimer ou d’une maladie apparentée23.

Indépendance, autonomie, et liberté

Les aidants qui ont participé au Alberta Locator Device Project ont signalé que le membre de leur famille atteint de la maladie d’Alzheimer ou d’une maladie apparentée s’était vu accorder plus de liberté grâce à l’utilisation du dispositif30.

Une étude norvégienne réalisée en 2015 a évalué l’utilisation de divers dispositifs GPS commerciaux par 208 individus atteints de la maladie d’Alzheimer ou d’une maladie apparentée et leur aidant3. Près de la moitié des participants à cette étude ont utilisé leur localisateur GPS pendant un an, 23 % l’ont utilisé pendant deux ans et 12 % l’ont utilisé pendant plus de deux ans. Les aidants ont jugé que le principal avantage des dispositifs GPS était la plus grande sécurité et la liberté qu’ils offraient. Les renseignements transmis par les participants atteints de la maladie d’Alzheimer ou d’une maladie apparentée modérée ont montré qu’ils appréciaient la liberté de poursuivre leurs activités extérieures et qu’ils voyaient les dispositifs de GPS comme moins intrusifs que les contraintes physiques ou chimiques. Les chercheurs ont conclu que les dispositifs permettaient aux individus atteints de la maladie d’Alzheimer ou d’une maladie apparentée de continuer à participer aux activités extérieures et de maintenir leur autonomie3.

De la même façon, une étude suédoise réalisée en 2015 fait état de trois études de cas où il apparait que les dispositifs de localisation GPS avaient augmenté les activités extérieures autonomes chez deux des trois participants atteints de la maladie d’Alzheimer ou d’une maladie apparentée44. Il n’était pas clair si le localisateur avait réduit l’anxiété vécue par les aidants44. Une étude suédoise antérieure réalisée par les mêmes chercheurs avait examiné l’expérience de cinq couples (individus atteints de la maladie d’Alzheimer ou d’une maladie apparentée précoce à modérée et leur conjoint) lorsqu’ils utilisaient un localisateur GPS45. Tous les participants avaient ressenti que le dispositif avait amélioré la sécurité à l’extérieur et que le fait d’être sous surveillance ne représentait pas un problème45.

Dans une étude britannique publiée en 2014, les 10 aidants d’individus atteints de la maladie d’Alzheimer ou d’une maladie apparentée avaient signifié que la sécurité accrue de la personne atteinte lorsqu’elle utilisait un dispositif GPS prévalait sur les enjeux concernant leur vie privée25. Ils considéraient aussi l’autonomie et la liberté comme des composantes importantes de la qualité de vie du bénéficiaire de soins25.

Une étude pilote réalisée en 2012 aux Pays-Bas a évalué l’acceptabilité et les avantages de l’utilisation d’une technologie de localisation GPS chez 33 bénéficiaires de soins présentant un stade précoce de la maladie d’Alzheimer ou d’une maladie apparentée et qui vivaient à domicile avec leur aidant (leur conjoint, principalement)46. Vingt-huit dyades ont complété l’étude de trois mois46. Environ 25 % des participants ont signalé qu’ils sortaient davantage de la maison et 45 % ont signalé que leur aidant leur avait accordé plus d’autonomie lorsqu’ils utilisaient le dispositif GPS46. Environ 60 % des aidants ont signalé qu’ils ont laissé plus de liberté à leur bénéficiaire de soins et 30 % ont ressenti avoir plus de temps pour réaliser leurs propres activités lorsqu’ils utilisaient le dispositif GPS46. Environ 50 % des bénéficiaires ont signalé ressentir moins d’anxiété lorsqu’ils se retrouvaient seuls à l’extérieur en utilisant un dispositif de localisation46.

Réduire l’anxiété et le stress vécus par l’aidant

Bien que les aidants participant au Alberta Locator Device Project ont signalé que les dispositifs GPS leur avaient offert la « tranquillité d’esprit » — puisqu’ils savaient qu’ils pourraient retracer le membre de leur famille s’il s’adonnait à errer —, l’étude n’a pas démontré une diminution significative du fardeau des aidants30. L’étude des Pays-Bas a aussi relevé des avantages à l’utilisation des dispositifs de localisation GPS, mais aucun impact significatif sur le fardeau de l’aidant46. Cependant, l’étude norvégienne a relevé que l’anxiété des aidants était réduite lors de l’utilisation de la technologie GPS3, et les aidants participants à l’une des études britanniques ont aussi signalé que l’utilisation des dispositifs GPS avait réduit leur anxiété et leur avait permis de prendre une pause de la prestation de soins constants25.


Effets indésirables

Bien que la technologie GPS réduise le temps de recherche des personnes errantes portées disparues, il n’a pas été démontré qu’elle améliorait la sécurité de façon générale4,13. Par exemple, les dispositifs GPS ne peuvent alerter les usagers des dangers comme la circulation ni s’assurer que les individus portent les vêtements appropriés pour les conditions météorologiques auxquels ils s’exposent lorsqu’ils errent à l’extérieur3,13.


Administration et couts

Les utilisateurs de dispositifs de localisation GPS ont besoin de formation et de soutien technique continu3,23,30,33,45. La durée de vie de la pile est une composante importante de cette technologie. Le client ou l’aidant doit se rappeler de charger le dispositif chaque jour4. Aussi, plus la position de la personne portée disparue est transmise fréquemment, plus rapidement la pile sera déchargée4.

Le Alberta Locator Device Project a relevé que les couts de trois des dispositifs GPS variaient entre 225 $ et 400 $, et les frais mensuels de surveillance se situaient entre 35 $ et 40 $30. Les prix des dispositifs actuels sont légèrement plus élevés, comme le montre le Tableau 1. La location se présente aussi comme une option pour le TRiLOC GPS, un frais mensuel de 69,95 $ est exigé alors (Vince Morelli, SafeTracks GPS Canada, Red Deer, Alberta : entretien personnel, 4 juillet 2016).

Aucune étude portant sur le rapport cout-efficacité des dispositifs de localisation des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer ou d’une maladie apparentée n’a été repérée dans le cadre de la préparation de ce bulletin ni dans une étude britannique antérieure (2006)36. Ce type de preuve pourrait évaluer, par exemple, si les dispositifs peuvent prévenir ou retarder l’admission en institut de soins, ou réduire les couts des services d’urgence et de sauvetage. Si les fonds sont disponibles, le groupe de recherche de l’Alberta Locator Device Project prévoit entreprendre une telle étude23,30


Activités dans le domaine

Les dispositifs qui fournissent une aide à la navigation sont en développement. Ces dispositifs pourraient aider les individus atteints de maladies cognitives modérées à retrouver leur chemin en utilisant des dispositifs GPS combinés à des indications directionnelles visuelles, auditives et sensorielles33. Les chercheurs sont aussi en train de vérifier si les technologies GPS peuvent améliorer la capacité de conduire des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer ou d’une maladie apparentée modérée47, ou si elles peuvent aider à évaluer leur performance sur la route48.

Les chercheurs de CanAssist, à l’Université de Victoria en Colombie-Britannique ont développé le système Wandering Redirect System pour dissuader les errances nocturnes chez les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer ou d’une maladie apparentée. Le système présente des messages composés par les aidants sur un écran de la grandeur d’une tablette disposé sur la porte, à l’intérieur. Lorsqu’un capteur active le dispositif, les messages rappellent à la personne que c’est la nuit et que ce n’est pas le temps de sortir à l’extérieur49.

Bien qu’ils ne soient pas conçus pour les individus atteints de la maladie d’Alzheimer ou d’une maladie apparentée, plusieurs téléphones intelligents contiennent des applications de localisation GPS, comme Find My Friends (iPhone) et iWander (téléphones iPhone et Android)1,5,50.

Les chiens d’assistance sont aussi entrainés pour aider les individus atteints de la maladie d’Alzheimer ou d’une maladie apparentée51,52. Les chiens répondent aux ordres pour rediriger la personne atteinte vers la maison. Dans certains programmes, les chiens sont équipés de colliers GPS qui permettent à l’aidant de localiser le chien et son propriétaire et qui lui permettent aussi d’activer un signal qui donne l’instruction au chien de revenir à la maison. Le chien est aussi entrainé pour japper afin d’attirer l’attention si quelque chose ne va pas avec son propriétaire et pour le suivre s’il sort errer et s’éloigne de la maison seul51.

Le Partenariat canadien pour l’établissement des priorités sur les maladies cognitives, en collaboration avec la James Lind Alliance et la Société Alzheimer du Canada, est présentement en train d’établir les priorités pour les individus atteints de la maladie d’Alzheimer ou d’une maladie apparentée et leur aidant afin d’aiguiller la recherche portant sur ces maladies53.

AGE-WELL, le Réseau des centres d’excellence (RCE) du Canada axé sur les technologies et le vieillissement (Aging Gracefully across Environments using Technology to Support Wellness, Engagement and Long Life) et la Société Alzheimer de l’Ontario sont à examiner le rôle des technologies GPS dans le soutien des individus atteints de la maladie d’Alzheimer ou d’une maladie apparentée et des aidants. La Dre Lili Liu de l’Université de l’Alberta est responsable du projet de guide du consommateur pour les technologies de localisation porté par AGE-WELL (mai 2016 à avril 2017)54,55. Ce projet comportera la mise en place de la liste des technologies disponibles et le type d’information fournie par les vendeurs aux clients. L’objectif du projet est de développer des normes ainsi qu’une ressource en ligne qui recueille des renseignements sur les besoins des clients concernant les produits de type GPS (Alex Mihailidis, AGE-WELL Network of Centres of Excellence, Toronto, Ontario : entretien personnel, 2 mai 2016).


Taux d’utilisation

Le rapport sur les technologies de localisation réalisé par le Ontario Locating Technology Project en 2006 relève 26 technologies ou services de localisation28. Plusieurs des dispositifs n’existent plus ou ont été dépassés par de nouvelles technologies — comme pour la plupart des technologies de communication, c’est un domaine en rapide évolution.

Nous n’avons trouvé aucune information concernant la façon dont les individus atteints de de la maladie d’Alzheimer ou d’une maladie apparentée et leurs aidants se sont approprié ou non les dispositifs GPS au Canada. La mise en marché auprès des consommateurs et l’omniprésence des développements technologiques des téléphones intelligents et des fonctionnalités des GPS pourraient nuire à la diffusion de ces dispositifs4,13.


Enjeux de mise en œuvre


Considérations éthiques et légales

À ce jour, les réflexions émises sur les enjeux éthiques concernant les technologies de localisation ont été tenues davantage par les professionnels que par les individus atteints de la maladie d’Alzheimer ou d’une maladie apparentée et leur aidants25. Une des préoccupations importantes est associée à l’équilibre à établir entre les droits des personnes souffrant de démence, dont leur droit à la vie privée, et les avantages potentiels de la technologie dans la réduction du risque de blessures et la possible amélioration de leur liberté personnelle25. Un rapport émis en 2009 par le Nuffield Council on Bioethics recommande que les dispositifs GPS et autres dispositifs d’assistance utilisés avec les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer ou d’une maladie apparentée soient évalués en matière de rapport risque et avantages plutôt que seulement en matière d’évaluation des risques — par exemple, les avantages et les risques de la marche autonome comparativement à ceux du confinement56.

Des directives précises sont essentielles afin de garantir le fait que les individus atteints de la maladie d’Alzheimer ou d’une maladie apparentée puissent participer aux décisions concernant l’utilisation de technologies de localisation alors qu’ils sont encore capables de prendre des décisions éclairées3,14,24,25,27,34,57.

Il existe un risque de stigmatisation associé à l’utilisation des dispositifs de localisation (identification de l’usager comme étant handicapé et possible isolation ou exclusion sociale dues à l’utilisation du dispositif). Il y a aussi une connotation négative associée au système de surveillance ou de repérage utilisés dans le cadre du maintien de l’ordre public4. Cependant, les aidants britanniques n’ont pas associé l’utilisation des dispositifs de localisation GPS à une stigmatisation — ils ont plutôt affirmé qu’il s’agissait d’un outil favorisant l’indépendance25.

Les besoins de l’aidant et les possibles avantages qu’il tirerait des dispositifs de localisation devraient être examinés au même titre que les besoins et les avantages que pourrait en tirer le bénéficiaire — cela permettrait la reconnaissance de l’aidant en tant que personne à part entière, au-delà de son rôle d’aidant4,25.

Le but principal de ceux qui ont utilisé des dispositifs de localisation GPS était d’améliorer la sécurité de la personne qui pourrait s’adonner à l’errance24. Ce but a prévalu sur le droit de l’individu à la vie privée — qui était déjà perçu comme restreint par la surveillance constante de l’aidant. La technologie GPS était aussi utilisée dans le but d’améliorer la liberté de l’individu atteint de a maladie d’Alzheimer ou d’une maladie apparentée, lui permettant de quitter la maison de façon autonome25. Les dispositifs de localisation étaient considérés comme moins contraignants que les pratiques visant à réduire l’errance, comme l’utilisation de traitements aux psychotropes et les portes barrées24.

Il faut aussi se demander si l’utilisation de ces dispositifs réduira le nombre de contacts personnels avec les aidants ou si cette utilisation augmentera l’isolation sociale24. Ils pourraient aussi être perçus comme un moyen de réduire les couts par une réduction de personnel (particulièrement dans les institutions privées à but lucratif)9,10,57. L’utilisation de la technologie de localisation pourrait aussi réduire l’apparence de besoins en financement des soins à domicile adéquats pour les individus atteints de la maladie d’Alzheimer ou d’une maladie apparentée et leurs aidants57.


Autres enjeux à considérer

La Société Alzheimer du Canada a créé une liste de vérification des fonctionnalités pour aider les consommateurs à comparer les différents dispositifs de localisation58. Ces renseignements seront mis à jour par le projet de guide du consommateur sur les technologies de localisation qui est en cours d’élaboration par l’équipe de AGE-WELL qui en fera la mise en ligne en décembre 201654,55.

Il est essentiel de valoriser l’individu et de fournir des soins centrés sur la personne; cela comprend aussi le fait de recevoir la rétroaction des individus atteints de la maladie d’Alzheimer ou d’une maladie apparentée et de leur aidant concernant la conception et l’utilisation de ces dispositifs14,34,59. Les systèmes de localisation doivent être faciles d’utilisation, ne nécessiter qu’un usage minimal d’authentification avec mot de passe et être conçus pour être utilisés par des personnes âgées. Le guide de l’utilisateur doit être le plus simple possible, être rédigé avec une police de caractère de grande taille et comporter des figures claires33,45. Aussi, il devrait être facile de recharger la pile et de nettoyer le dispositif27.

Les façons de porter le dispositif font aussi partie des considérations, qu’il soit prévu pour être porté, transporté ou fixé de façon sécurisée (comme une montre à sangle verrouillable)24. Certains des participants du Alberta Locator Device Project ont essayé les produits GPS offerts aux consommateurs avant d’entrer dans l’étude, mais ils les ont trouvé trop compliqués à utiliser par les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer ou d’une maladie apparentée et faciles à perdre puisqu’il n’était pas possible de les porter ou de les sécuriser30.

L’importance des dispositifs qui permettent une communication à double sens a aussi été mentionnée45. Il s’agit d’une fonction qui a été appréciée par les participants des études sur les localisateurs réalisées tant en Ontario qu’en Alberta23,27,30.

Au moment de la réalisation de l’étude sur les localisateurs en Ontario, plusieurs des dispositifs en étaient seulement au stade de développement, et aucun des dispositifs évalués ne répondait à tous les besoins exprimés par les participants24. Cependant, la technologie de localisation GPS évolue rapidement, et de nouvelles fonctionnalités sont ajoutées. Les études antérieures faisaient mention de commentaires des participants indiquant que ces dispositifs devraient être « plus légers, petits et confortables à porter et à utiliser » — toutes ces améliorations ont été intégrées aux dispositifs actuels24,34.

Les dispositifs de localisation GPS devraient être perçus comme un ajout aux autres types de soins qui visent à améliorer la sécurité des individus atteints de la maladie d’Alzheimer ou d’une maladie apparentée, et non comme un outil de remplacement de soins. De simples bracelets d’identification ou des étiquettes de vêtements sont aussi importants pour les individus atteints puisqu’ils pourraient être incapables de donner leur nom et leur adresse au personnel des services d’urgence17.

En 2007, la Commission pour la santé mentale en Écosse (Mental Welfare Commission for Scotland) a publié des lignes directrices sur l’utilisation des technologies avec les gens atteints de la maladie d’Alzheimer ou d’une maladie apparentée qui s’adonneraient à l’errance10. Les lignes directrices relèvent que les technologies de localisation pourraient être perçues comme une forme de contention; cependant, « là où l’utilisation de la technologie peut jouer un rôle pour maintenir l’autonomie ou permettre la continuité des soins, nous croyons qu’elle devrait être envisagée »10. Les lignes directrices émises par l’Écosse comportent aussi une liste des enjeux à considérer lorsque des technologies de localisation sont mises en place10.


Observations finales

Les technologies de localisation sont un type de dispositif d’assistance pour les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer ou d’une maladie apparentée et un financement est nécessaire pour soutenir leur utilisation par ceux qui sont susceptibles d’en bénéficier23,24,30,33. Il s’agit là d’une recommandation commune émise suite à la réalisation des projets portant sur les localisateurs réalisés en Ontario et Alberta23,24,30.

Bien que plus de preuves sont nécessaires, l’expérience du Alberta Device Locator Project indique que les dispositifs GPS pourraient réduire les interventions des services de police en matière de recherche et de sauvetage de personnes portées disparues atteintes de la maladie d’Alzheimer ou d’une maladie apparentée30.

On a pris davantage conscience que des soins offerts aux personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer ou d’une maladie apparentée doivent être améliorés. On retrouve des exemples novateurs de modèles de soins comme le Netherlands’ Hogewey (« village de démence ») et les fermes Green Care21,60,61. Ces programmes fournissent des environnements sécuritaires pour la marche, l’exercice et le travail réalisés par des personnes atteintes.

La plupart des gens, dont ceux atteints de démence, préfèrent rester dans leur propre maison4,20,59. Des services de soins à domicile coordonnés et l’utilisation des technologies adéquates peut rendre cela possible20,44. Plutôt que de prévenir l’errance, l’attention est maintenant mise sur les façons de garantir une « marche sécuritaire » pour les personnes atteintes15,36. Les dispositifs de localisation peuvent contribuer à cette approche en permettant à certains individus atteints de la maladie d’Alzheimer ou d’une maladie apparentée de participer à des activités extérieures tout en réduisant les risques associés.

Méthodologie — Recherche documentaire
La recherche documentaire pour ce bulletin a été faite dans les bases de données bibliographiques suivantes : PubMed, MEDLINE, Embase, Cochrane Library (2016, Issue 4), et le Centre for Reviews and Dissemination databases (DARE, NHS EED, et HTA). La littérature grise a été relevée par une recherche dans les sections pertinentes de l’outil Matière grise de l’ACMTS (https://www.cadth.ca/fr/ressources/trouver-les-preuves/matiere-grise). Aucun filtre méthodologique n’a été utilisé. La recherche était limitée aux documents de langue anglaise publiés au cours des cinq dernières années (2011 à avril 2016). Des avertissements réguliers de PubMed ont été utilisés pour mettre à jour la recherche jusqu’en juillet 2016.


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À propos de ce document

Auteur : Leigh-Ann Topfer

Citer : Utilisation de localisateurs GPS pour les personnes souffrant de démence. Ottawa : ACMTS; aout 2016. (Notes de l’ACMTS sur les technologies en émergence, numéro 147)

Remerciements : L’ACMTS remercie les réviseurs externes qui ont gracieusement commenté une version préliminaire de ce bulletin.

ISSN : 1488-6324 (en ligne)

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