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L’activité physique dans la prise en charge de la gonalgie chronique causée par l’arthrose : efficacité clinique

Dernière mise à jour : 17 février 2020
Numéro de projet : RC1230-000
Gamme de produits : Rapports d’examen rapide
Type de recherche : Device
Type de rapport : Synthèse accompagnée d'une évaluation critique
Type de résultat : Rapports

Question

  1. Quelle est l’efficacité clinique de l’activité physique dans la prise en charge de la gonalgie chronique causée par l’arthrose?

Messages clés

Deux revues systématiques classiques et une revue systématique parapluie laissent croire que, chez les patients souffrant de gonarthrose, l’activité physique réduit significativement la douleur et améliore le fonctionnement et la qualité de vie liée à la santé comparativement aux soins usuels (dont la définition n’est pas uniforme), à l’absence de traitement et aux interventions simulées.

Des données probantes limitées tirées d’une revue systématique indiquent que l’activité physique entraine une plus grande augmentation temporaire de la douleur mineure qu’une intervention simultanée; il n’y a aucune différence quant à la douleur, aux chutes ou au décès. En outre, selon des données probantes limitées issues d’une revue systématique incluse dans la revue parapluie, la pratique, durant trois à trente semaines, d’activité à faible impact alliant musculation, étirements et aérobie n’est pas associée à des évènements indésirables graves chez les personnes âgées; il n’y a pas de différence significative dans le nombre d’arthroplasties totales du genou entre les patients ayant fait de l’activité physique et les témoins qui n’en ont pas fait, et ce, durant une période d’observation durant de deux à vingt-quatre mois.

Parmi les sources d’incertitude, mentionnons le fait que les revues systématiques portent sur des études dont la qualité méthodologique est mauvaise ou douteuse. De plus, les trois revues recensées font état d’une importante hétérogénéité dans les études qu’elles englobent, et il n’y a pas de définition uniforme de ce qui constitue les « soins usuels » ni d’information sur la durée des symptômes, les caractéristiques cliniques, les affections comorbides et les traitements simultanés. Il est donc difficile de savoir si les résultats sont attribuables aux interventions à l’étude ou si d’autres facteurs sont entrés en ligne de compte.

Nous n’avons trouvé aucune étude examinant l’efficacité clinique comparative de l’activité physique par rapport aux interventions pharmacologiques chez les personnes atteintes de gonarthrose.