Les dispositifs de décharge chez les personnes atteintes d'ulcère neuropathique du pied diabétique : examen qualitatif rapide


( Dernière mise à jour : juin 17, 2020)
Gamme de produits:
Examen d’une technologie de la santé
Project Sub Line:
Synthèse accompagnée d'une évaluation critique
Numéro de projet :
RC1286-000

Détails


Question


  1. Quelle est la compréhension des personnes atteintes de diabète de type 1 ou 2 quant à l'utilisation de dispositifs de décharge dans la prévention et le traitement de l'ulcère neuropathique du pied diabétique? Quelles sont leurs expériences et leurs attentes relatives à ces dispositifs?

  2. Quelle est la compréhension des gens qui s'occupent de personnes atteintes de diabète de type 1 ou 2 (p. ex. professionnels de la santé, famille, amis) quant à l'utilisation de dispositifs de décharge dans la prévention et le traitement de l'ulcère neuropathique du pied diabétique?


Messages clés

Cet examen qualitatif rapide porte sur12 études décrivant les expériences de podiatres et de patientsrelativement aux dispositifs de décharge. Il met en lumière plusieursdifficultés que les patients éprouvent à suivre les différentes modalités dedécharge. Les difficultés les plus courantes sont la mobilité et l’autonomie,la perception de l’efficacité du dispositif et l’effet de celui-ci sur l’imagede soi et les interactions sociales. Premièrement, des patients font valoir quecertains dispositifs sont lourds etdifficiles à utiliser, ce qui a un effet dissuasif sur l’utilisation régulière dansla vie quotidienne. Certains patients préfèrent ne pas utiliser leur dispositifà la maison, parce que celui-ci ne leur permet pas de se déplacer aisément. Deuxièmement,les patients qui trouvent que leur dispositifa rapidement amélioré l’état de leur ulcère sont plus susceptibles d’utiliserdes dispositifs de décharge à long terme. En revanche, si le dispositif nerépond pas à leurs attentes, les patients ont une moins bonne adhésionthérapeutique. En outre, certains patients craignentque leur dispositif puisse augmenter leurrisque de chute ou occasionner d’autres ulcères, surtout s’il n’immobilise pasparfaitement la région touchée. Troisièmement, l’adhésion thérapeutique dépend de l’adéquation de la nouvelle image de soi avecles normes de la famille et de la communauté. Pour certains patients, le dispositif de décharge est la marque d’un handicap et influenceleur position sociale dans leur communauté, surtout si des étrangers y ont déjàréagi négativement en public. Les patients ont besoin de temps pour réfléchir àla façon dont ils utiliseraient le dispositif de décharge dans leur quotidien;après suffisamment de temps, ils peuvent accepter une nouvelle image de soi comprenantle dispositif, ce qui améliore leur adhésion thérapeutique à long terme. En outre, le cout du dispositif même peut êtreun obstacle, surtout pour les personnes âgées qui ont un revenu fixe et doiventconcilier divers couts de prise en charge. L’entretien, la réparation et leremplacement des dispositifs de décharge sont également couteux pour cespatients. Enfin, l’examen a permis de repérer deux études se penchant sur lespoints de vue des podiatres, qui reflètent généralement les expériences et lesdifficultés des patients. Les podiatres adoptent deux approches lorsqu’ilsrecommandent un dispositif de décharge : des modalités strictes quipeuvent être desserrées en cas de résultats indésirables, ou des modalitésmodérées qui peuvent être resserrées si la guérison tarde.