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Les interventions pharmacologiques dans la prise en charge de la douleur chronique chez l’enfant : lignes directrices

Dernière mise à jour : 5 mai 2020
Numéro de projet : RC1275-000
Gamme de produits : Rapports d’examen rapide
Type de recherche : Médicaments
Type de rapport : Synthèse accompagnée d'une évaluation critique
Type de résultat : Rapports

Question

  1. ​Que disent les lignes directrices fondées sur des données probantes au sujet des interventions pharmacologiques, employées ou non selon les indications autorisées, dans la prise en charge de la douleur chez l’enfant et l’adolescent?

Messages clés

​Nous avons repéré un ensemble de lignes directrices fondées sur des données probantes au sujet de la prise en charge de la douleur chronique chez l’enfant et l’adolescent. Les niveaux de preuve sont, du plus élevé au plus faible, de 1++, 1+, 1-, 2++, 2+, 2-, 3 et 4. Les lignes directrices formulent des recommandations sur divers traitements pharmacologiques, mais sans en préciser la force; de plus, les recommandations reposent principalement sur des opinions d’experts (niveau de preuve : 4). Les timbres de lidocaïne (5 %) devraient être envisagés dans la prise en charge de la douleur neuropathique localisée chez l’enfant ou l’adolescent, surtout lorsqu’ils visent à améliorer l’observance thérapeutique des interventions en physiothérapie (niveau de preuve : 3). L’amitriptyline à faible dose devrait être envisagée chez l’enfant ou l’adolescent atteint d’un trouble fonctionnel gastro-intestinal (niveau de preuve : 1), de céphalées quotidiennes, de douleur chronique généralisée ou de dorsalgie nociceptive et neuropathique (niveau de preuve : 3). Les recommandations visant l’acétaminophène, les AINS, la gabapentine, la prégabaline, les bisphosphonates, le baclofène, le pizotifène et la famotidine dans la prise en charge de la douleur chronique varient selon le type de douleur et reposent sur des opinions d’experts. D’après des opinions d’experts, les opioïdes sont rarement recommandés dans le traitement de la douleur chronique en raison de leur profil d’effets néfastes; le cas échéant, ils devraient être utilisés le moins longtemps possible. Ces recommandations doivent être interprétées à la lumière des faiblesses (qualité et quantité limitées des données probantes, recommandations reposant sur des opinions d’experts, et incertitude quant à la possibilité de généraliser au contexte canadien).