Les programmes d’unité virtuelle de soins et d’hospitalisation à domicile

Détails

Fichiers
État du projet:
Terminé
Gamme de produits:
Analyse prospective
Sous-type de projet :
Tour d’horizon des technologies de la santé
Numéro de projet :
EN0056-000

Quelle est la situation?

  • En 2021, le taux d’occupation des lits de soins actifs dans les hôpitaux du Canada était de 86,7%. Les taux d’occupation élevés et l’absence de roulement permettant de répondre aux besoins d’hospitalisation sont des indicateurs de pénurie potentielle de lits et de pression sur le système de santé.
  • Par le passé, les patients occupaient les lits d’hôpitaux jusqu’à la fin de leur traitement ou de leur rétablissement. Or, certains patients pourraient se sentir assez bien pour poursuivre leur traitement ou leur rétablissement à domicile s’ils bénéficient d’un soutien adéquat.

Quelles sont les technologies?

  • Les unités virtuelles de soins, aussi appelées programmes d’hospitalisation à domicile, favorisent la prestation de soins de courte durée au domicile du patient.
  • Ces programmes se classent dans deux grands types : l’évitement de l’admission et la sortie précoce avec soutien. Ce rapport porte sur le second.
  • Nombre de ces programmes utilisent la technologie et intègrent des dispositifs de surveillance à distance pour enregistrer les signes vitaux du patient, ainsi que des tablettes ou des portails web pour faciliter le partage de données. Des appels vidéos avec l’équipe clinique sont utilisés en combinaison avec les visites en personne de prestataires de soins de santé.

Quelles pourraient être les répercussions?

  • Les lits d’hôpitaux pourraient se libérer plus rapidement pour accueillir les patients nouvellement admis ayant des besoins de soins plus pressants.
  • On trouve déjà dans la documentation clinique plusieurs revues systématiques se penchant sur l’innocuité et l’efficacité des programmes d’unité virtuelle de soins. Les facteurs évalués comprennent la mortalité, la durée du séjour, les réadmissions et les couts. Tant l’évitement de l’admission que la sortie précoce avec soutien par l’entremise de programmes d’hospitalisation à domicile sont associés à une mortalité et à des admissions à l’hôpital semblables ou inférieures à celles des soins hospitaliers à la fin de la prise en charge.
  • Les patients, les personnes aidantes et les prestataires de soins de santé semblent généralement satisfaits de leur participation aux programmes d’unité virtuelle de soins. On peut améliorer le confort et la satisfaction des patients en leur permettant de recevoir un traitement dans un environnement familier et confortable, et ce, sans compromettre les résultats. Toutefois, l’alourdissement de la charge des personnes aidantes, le manque de formation des participants et du personnel et la difficulté de recruter des prestataires de soins ressortent comme des défis associés aux programmes d’unité virtuelle.

Que faut-il savoir d’autre?

  • Lors de l’élaboration de ces programmes, il faut tenir compte du niveau de soutien technologique requis par les patients, les personnes aidantes et le personnel participant. Les patients et les personnes aidantes doivent recevoir une formation adéquate sur l’utilisation du matériel fourni et sur les autres tâches nécessaires à la prise en charge à domicile (p. ex. administration de médicaments, surveillance des symptômes, communication avec les professionnels de la santé). Il convient également de fournir tout l’équipement nécessaire et de prévoir des mesures de soutien pour surmonter les éventuels obstacles (p. ex. déficiences visuelles, limitations physiques) afin d’assurer l’aisance et la compétence des participants.
  • La coordination des soins et la communication entre l’équipe de soins pluridisciplinaire, le patient et ses personnes aidantes sont importantes.
  • Nous n’avons pas trouvé de données sur les couts au Canada, mais il est généralement admis que les programmes d’unité virtuelle de soins sont associés à une réduction des couts par rapport aux soins classiques dispensés dans les hôpitaux.
  • L’inclusion de technologies numériques de surveillance et de tenue de registres dans le cadre des programmes d’unité virtuelle pourrait exclure de manière disproportionnée les gens appartenant à certains groupes, notamment les personnes âgées, les personnes vivant dans des logements sociaux ou sans logement, les personnes à faible revenu, les personnes sans emploi, les personnes handicapées et les personnes vivant dans des zones rurales qui n’ont pas accès à ces programmes.
  • Les principales recommandations pour l’élaboration de programmes d’unité virtuelle au Canada comprennent l’utilisation d’une plateforme unique de suivi à distance qui serait connectée au système de dossiers médicaux électroniques de l’hôpital, le choix de la technologie qui répond le mieux aux besoins du programme pour connecter les patients et les prestataires, et la mise en place de protocoles de sécurité, de confidentialité et de gestion des données.