Les traitements anticytokines et les corticostéroïdes dans la prise en charge du SLC et des effets neurotoxiques suivant un traitement par mobilisateurs des lymphocytes T ou par lymphocytes T porteurs de récepteurs antigéniques chimériques

Détails

Fichiers
État du projet:
Terminé
Gamme de produits:
Analyse prospective
Sous-type de projet :
Examen rapide
Numéro de projet :
RC1534-000

Messages clés

Quelle est la situation?

  • Le syndrome de libération des cytokines (SLC) et le syndrome de neurotoxicité associé aux cellules immunitaires effectrices (ICANS, de l’anglais immune effector cell-associated neurotoxicity syndrome) sont les effets toxiques les plus souvent observés après un traitement par mobilisateurs des lymphocytes T ou par lymphocytes T porteurs de récepteurs antigéniques chimériques (lymphocytes CAR-T).
  • La FDA des États-Unis et Santé Canada ont autorisé la mise en marché du tocilizumab, un antagoniste du récepteur de l’interleukine 6, dans la prise en charge des cas graves ou potentiellement mortels de SLC.
  • Les corticostéroïdes jouent eux aussi un rôle important dans la prise en charge du SLC, et sont le pilier de la prise en charge de l’ICANS.
  • Les décideurs souhaitent comprendre l’utilisation des traitements anticytokines (p. ex. tocilizumab, anakinra, siltuximab) et des corticostéroïdes dans la prise en charge du SLC et de l’ICANS après un traitement par mobilisateurs des lymphocytes T ou par lymphocytes CAR-T. 

Qu’avons-nous fait?

  • Nous avons repéré et résumé la documentation comparant l’efficacité clinique et l’innocuité des traitements anticytokines et des corticostéroïdes à celles d’autres traitements ou des soins usuels dans la prise en charge et la prévention du SLC et de l’ICANS. Nous avons également cherché des recommandations fondées sur des données probantes sur le recours aux traitements anticytokines et aux corticostéroïdes dans cette indication.
  • Une personne spécialiste de l’information a effectué une recherche de matériel dans des publications avec comité de lecture et des sources de littérature grise publié entre le 1er janvier 2019 et le 26 février 2024 sur le SLC, et entre le 1er janvier 2019 et le 4 mars 2024 sur l’ICANS. Une personne examinatrice a passé en revue les références en fonction de critères d’inclusion prédéfinis, effectué une évaluation critique des études retenues et rédigé un résumé narratif des résultats.

Qu’avons-nous trouvé?

  • Ce rapport présente les résultats fondés sur des données probantes issues de 3 études rétrospectives de dossiers, de 2 études prospectives de cohortes et de 4 lignes directrices consensuelles.
  • Des données cliniques limitées et de faible qualité, provenant d’études présentant un risque élevé de biais, laissent entendre que l’utilisation précoce de tocilizumab ou de corticostéroïdes ou l’utilisation prophylactique de tocilizumab ou d’anakinra pourraient réduire le risque de SLC de haut grade sans entrainer d’effet néfaste sur le plan de la neurotoxicité ou des résultats de l’immunothérapie.
  • Les lignes directrices retenues recommandent le tocilizumab dans le traitement du SLC de haut grade, ou du SLC de grade 1 avec symptômes persistant depuis au moins trois jours. On peut ajouter des corticostéroïdes en cas d’absence d’amélioration ou de persistance des symptômes après le traitement par le tocilizumab.
  • En l’absence d’un SLC concomitant, le traitement symptomatique constitue l’option thérapeutique privilégiée pour l’ICANS de grade 1, tandis que les corticostéroïdes sont recommandés contre le ICANS de grade 2 à 4. En présence d’un SLC concomitant, les lignes directrices recommandent le traitement par le tocilizumab conformément à la prise en charge du SLC, et les corticostéroïdes doivent être poursuivis jusqu’à ce que l’état de la personne corresponde à un grade 1.
  • Nous n’avons pas trouvé de données cliniques sur l’efficacité clinique et l’innocuité du traitement anticytokines ou des corticostéroïdes dans la prise en charge du SLC et de l’ICANS par rapport à un autre traitement ou aux soins usuels.